La signature de l’une des toutes premières conventions constitutives ""de Groupement Hospitalier de Territoire de la région Auvergne Rhône-Alpes a eu lieu vendredi 17 juin au Médipôle. Les directeurs et présidents de Commissions Médicales d’Établissements des quatre hôpitaux concernés, ainsi que les maires des communes, étaient réunis pour acter la naissance du groupement hospitalier du Nord-Dauphiné (GHND). Celle-ci est le fruit d’un travail engagé il y a 18 mois. Il a commencé par la définition d’un projet médical partagé, véritable pierre angulaire d’un Groupement.
Le rapprochement des établissements publics de santé en groupement hospitalier de territoire (GHT) est une des dispositions de la loi “Santé”. Elle a pour objectif principal d’assurer une meilleure pertinence de l’offre de soins par le développement d’une stratégie médicale de territoire, orientée par les besoins de santé du bassin d’implantation. Sur le Nord-Isère, ce sont les centres hospitaliers de Bourgoin-Jallieu, La Tour-du-Pin, Morestel et Pont-de-Beauvoisin qui se fédèrent. C’est également le signe d’un partenariat synonyme d’ouverture. «C’est l’aboutissement de la promesse du Médipôle», pouvait-on également entendre. La constitution du groupement hospitalier du Nord-Dauphiné se fait de manière harmonieuse, respectueuse et efficace.
Le Dr Mireille Voutier, présidente de la CME du centre hospitalier Pierre Oudot, relevait : «Le projet médical partagé répond pleinement aux besoins de la population du Nord-Isère. L’adhésion franche témoignée par les professionnels médicaux est la meilleure des garanties de sa mise en application.» Celui-ci a été transmis à Agence Régionale de Santé le 31 mars.

Une offre de soins équitablement répartie
Serge Malacchina, directeur général du centre hospitalier Pierre Oudot, et Vincent Chriqui, maire de Bourgoin-Jallieu et conseiller départemental, soulignaient ce 17 juin l’objectif de la structure en tant qu’établissement support du territoire :
– faire bénéficier la population du groupement hospitalier d’une offre de consultations spécialisées harmonieusement répartie,
– offrir des modes de régulation (le patient au bon endroit et au bon moment) et de gestion des flux efficaces afin d’absorber les impacts démographiques sanitaires extrêmement importants du fait de la forte croissance démographique du Nord-Isère,
– travailler sur les filières comme les soins de suite et de réadaptation et les établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes afin d’optimiser l’hospitalisation classique.

Les premières concrétisations
Cela se concrétise déjà sur le centre hospitalier de Pont-de-Beauvoisin. Jean-Marie Cipriano, directeur délégué, Philippe Hagopian, président de CME, et le maire de la commune, Michel Serrano, se réjouissent ainsi de l’ouverture de nouvelles consultations spécialisées assurées par les médecins du centre hospitalier Pierre Oudot : chirurgie viscérale, pédiatrie sur avis spécialisé, bientôt urologie et orthopédie. Au final, «le territoire donne une plus grande visibilité au centre hospitalier de Pont-de-Beauvoisin» apprécie Jean-Marie Cipriano.
Quant au centre hospitalier de La Tour-du-Pin, il est «désormais davantage associé à toutes les problématiques sanitaires du territoire» estime le Dr Muriel Cudel, présidente de CME. Pour Marie-Agnès Gonin, 1ere adjointe au maire de La Tour-du-Pin, cette question est primordiale pour les établissements qui connaissent des difficultés de recrutement importantes. Des postes médicaux partagés sur le territoire peuvent désormais être proposés et être, de fait, plus attractifs. Même constat à Morestel pour Patrick Inard, directeur de l’hôpital, Frédérique Schauss, présidente de la CME, et Christian Rival, maire et vice-président du Conseil départemental. De fait, les recrutements médicaux partagés sur le territoire dont a pu bénéficier le centre hospitalier «ont permis d’éviter la fermeture de lits cet été, ce qui aurait été dommageable pour la population.» Morestel bénéficiera de sucroît de transferts de lits de soins de suite et de réadaptation du territoire pour conforter son activité et la spécialiser en gériatrie. Tout le monde y gagne !
Carole Muet


2017-06-24