Entre le 2e trimestre 2008 et le 2e trimestre 2009, le taux de sans-emploi moyen des pays de l’UE-27 a augmenté de 2 points de pour cent, passant de 6,8% à 8,8%. En comparaison, la Suisse a enregistré une augmentation plus modérée, le taux de sans-emploi passant de 3,4% à 4,1%. La Suisse reste l’un des pays les moins touchés par le chômage. Les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) ainsi que l’Espagne et l’Irlande ont enregistré les plus fortes augmentations du taux de sans-emploi ; dans ces pays, ainsi qu’en Hongrie et Slovaquie, ce taux se situe au-dessus de 10%.

La plus forte progression du taux de sans-emploi touche les 25-39 ans
En Suisse, le taux de sans-emploi a augmenté en moyenne de 0,7 point de pour cent en l’espace d’une année. L’augmentation est nettement supérieure à cette moyenne non seulement chez les plus jeunes, mais aussi chez les personnes de 25 à 39 ans et chez les personnes ne disposant pas d’une formation post-obligatoire. La progression du taux de sans-emploi n’est que légèrement supérieure à la moyenne pour les personnes de nationalité étrangère (+0,9 point à 7,2%) et dans la partie latine du pays (Romandie/Tessin : +0,9 point à 5,6%).

Le sous-emploi progresse modérément
Au 2e trimestre 2009, la Suisse compte environ 294’000 personnes en sous-emploi, c’est-à-dire des personnes travaillant à temps partiel qui souhaitent augmenter leur temps de travail et sont disponibles pour le faire dans les trois mois suivants. Leur part dans la population active représente 6,6%. Un tiers des femmes en sous-emploi (32%, 76’000 personnes) et plus de la moitié des hommes en sous-emploi (56%, 33’000 personnes) préféreraient travailler à plein temps plutôt qu’à temps partiel. Les autres souhaiteraient relever leur taux d’occupation sans toutefois travailler à temps plein.

Le volume de travail supplémentaire souhaité correspond à 238’000 postes à plein temps
Au total, 10,7% de la population active (476’000 personnes) n’a donc pas ou pas assez de travail au 2e trimestre 2009. Cette part a progressé par rapport au trimestre correspondant de l’année précédente (2008 : 9,6%). Le volume de travail manquant pour satisfaire les personnes sans emploi et les personnes en sous-emploi correspond à quelque 238’000 postes à plein temps, contre 192’000 un an plus tôt. 63% de ce volume (151’000 postes) sont imputables au chômage qui continue à peser ici davantage que le sous-emploi (87’000 postes).

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La plus forte progression du taux de sans-emploi touche les 25-39 ans.