La décision de dimanche soir de la Commission européenne d’exclure la Suisse des programmes de recherche Horizon2020 et Erasmus Plus auront de très lourdes conséquences pour les 19’000 étudiantes et étudiants de la HES-SO et pour l’ensemble des 80’000 étudiants suisses engagés aujourd’hui dans 9 HES.

Lors du lancement d’Horizon2020 en janvier 2014, tant la commissaire européenne à la recherche que le directeur général soulignaient qu’ils attendaient une participation renforcée des HES à ce programme fortement centré sur l’innovation et le transfert des compétences vers l’économie. Aujourd’hui, ce sont toutes les hautes écoles (universités, EPF, HES et HEP) qui seront exclues de ces programmes, ce qui constitue un retour en arrière pour l’ensemble du monde académique.

La HES-SO participe actuellement à 32 projets FP7, dont trois avec fonction de coordination
centrale et le montant de la subvention s’élève à 11 millions d’euros à ce jour. Ceci signifie que très rapidement, de nombreux projets de recherche appliquée dont les résultats bénéficient directement à l’économie large (ingénierie, santé, économie, arts) de la Suisse romande ne disposeront plus d’un tel soutien. C’est dans un domaine où la Suisse excelle, l’innovation, que cette perte se traduira par une rapide perte de compétences et de compétitivité.

Sur le plan de la mobilité ce sont chaque année quelque 450 étudiantes et étudiants qui partent de la HES-SO pour faire un séjour à l’étranger ou qui viennent en Suisse pour bénéficier de l’enseignement dans l’une des 28 hautes écoles de la HES-SO. Au total la HES-SO dispose de 400 accords Erasmus et 200 autres avec des universités du monde entier, aux Etats-Unis, mais aussi dans les pays émergents comme le Brésil, la Chine ou l’Inde ou encore en Afrique.

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