Le conseil d’administration des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) a adopté les recommandations du conseil d’éthique clinique des HUG qui n’autorise l’assistance au suicide en son sein que dans des cas exceptionnels et sous des conditions strictement définies. Les HUG ne prennent pas position dans le débat public sur l’assistance au suicide. Cette décision fait suite à la recommandation émise en 2005 par la Commission nationale d’éthique stipulant que chaque institution de soins aigus doit se déterminer clairement quant à l’éventualité d’admettre ou non le suicide assisté en ses murs.

La position des HUG
Rappelant que les HUG sont un lieu de soin et que le suicide assisté ne fait pas partie de leur mission, le conseil d’administration a adopté la position suivante, sur recommandation du conseil d’éthique clinique des HUG :
« Les HUG n’autorisent l’assistance au suicide dans leurs murs que pour un patient dépourvu de domicile ou dans l’impossibilité d’y retourner, dans certaines conditions strictement définies, et à condition qu’aucun soignant ou médecin des HUG n’intervienne directement dans la réalisation du geste ».

Conditions à remplir
Le suicide assisté dans les murs des HUG n’est envisagé que si toutes les conditions ci-dessous sont remplies et leur réalisation contrôlée par une instance désignée à cet effet :
– maladie au cours fatal dont l’évolution permet de considérer que la fin de vie est proche
– demande persistante
– capacité de discernement présente
– alternatives proposées, mais refusées par le patient
– impossibilité de rentrer à domicile.
Dès lors, tout patient qui demanderait une assistance au suicide sera écouté sans a priori. Une aide lui sera offerte le cas échéant pour clarifier sa demande et ses raisons. Il sera informé des possibilités d’assistance alternative, notamment des soins palliatifs. La demande ne doit pas être motivée par une pathologie psychiatrique.

Prise de position sur l’assistance au suicide
Selon les recommandations du conseil d’éthique clinique, les HUG ne prennent pas position en tant qu’acteur dans le débat public sur l’assistance au suicide. L’hôpital public étant au service d’une société pluraliste, une position pour ou contre l’assistance au suicide s’éloignerait de l’accueil de la pluralité qui est au coeur de la mission de soin des HUG.

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« Les HUG n’autorisent l’assistance au suicide dans leurs murs que pour un patient dépourvu de domicile ou dans l’impossibilité d’y retourner, dans certaines conditions strictement définies, et à condition qu’aucun soignant ou médecin des HUG n’intervienne directement dans la réalisation du geste »