L’expertise des HUG, déjà désignés en 2005 centre de référence de l’OMS pour la lutte contre les infections nosocomiales, est une nouvelle fois reconnue. Dans le cadre du programme de recherche européen MOSAR sur les staphylocoques résistants aux antibiotiques (MRSA), les HUG se voient confier la tête d’un projet d’étude interventionnelle incluant dix hôpitaux européens. Pendant deux ans, ceux-ci appliqueront un protocole de travail précis afin de comparer l’efficacité des mesures de lutte contre des MRSA en milieu chirurgical.

Déroulement de l’étude
Durant les six premiers mois, les pratiques des dix établissements seront observées avant la mise en place, pendant une année, de deux types de mesures de lutte contre les MRSA. Ainsi, cinq d’entre eux mettront l’accent sur la promotion de l’hygiène des mains auprès de leurs collaborateurs, tandis que les cinq autres dépisteront systématiquement chaque patient à son entrée à l’hôpital et appliqueront des mesures d’isolement et d’hygiène spécifiques au cas où le patient serait déjà porteur du MRSA. Les résultats de l’étude serviront, d’une part, à mettre au point les approches les plus efficaces pour éviter l’émergence et la diffusion de bactéries résistantes et, d’autre part, à concevoir des outils permettant aux équipes de soins de mieux maîtriser la transmission de ces bactéries et l’usage des antibiotiques.

MOSAR un projet de santé publique
Ces recherches menées par les HUG prennent place dans le cadre du premier programme de recherche européen sur la résistance des bactéries aux antibiotiques en milieu hospitalier : MOSAR (Mastering hOspital Antimicrobial Resistance). Débuté en février 2007 et réunissant 17 partenaires et 50 hôpitaux, ce programme de recherche, financé par la Commission Européenne et coordonné par l’lnserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale, France), se déroulera sur 5 ans et fournira des standards d’interventions visant à combattre efficacement les MRSA et d’autres infections nosocomiales liées aux bactéries résistantes. L’ambition du programme MOSAR est de contribuer à la lutte contre un problème de santé publique majeur qui engendre chaque année davantage de coûts socio-économiques. En effet, ces nouvelles bactéries, en donnant naissance à des infections nosocomiales difficiles à diagnostiquer et à soigner, engendrent des coûts importants en prolongeant la durée des hospitalisations et en augmentant la mortalité.

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Les HUG coordonnent la première étude clinique européenne sur le contrôle des bactéries résistantes aux antibiotiques en milieu chirurgical.