L’initiative fédérale pour l’institution d’un avocat de la protection des animaux de la Protection Suisse des Animaux PSA a été déposée aujourd’hui, dotée de quelque 148’294 signatures. Elle exige l’institution d’avocats de la protection animale pour tous les cantons afin que les mauvais traitements infligés aux animaux ne puissent plus être considérés comme des futilités. Le nombre élevé de signatures confirme à la PSA que cette préoccupation est très chère à de larges cercles de la population.

Des animaux continuent d’être tués, martyrisés, maltraités et abandonnés sans le moindre égard. Jusqu’ici, les bourreaux n’ont la plupart du temps pas de souci à se faire. Quand un tel crime conduit quand même à une condamnation, l’auteur se voit sanctionné d’une peine pécuniaire ridicule, en rien dissuasive. La Protection Suisse des Animaux PSA estime la situation intolérable s’agissant de la poursuite des violations de la loi contre la protection des animaux. Tandis que toute personne maltraitant les animaux peut engager un défenseur, personne ne représente les animaux écorchés devant les tribunaux.

Des conditions identiques pour toutes les parties
C’est la raison pour laquelle la PSA a déposé aujourd’hui son initiative populaire «contre les mauvais traitements envers les animaux et pour une meilleure protection juridique de ces derniers (initiative pour l’institution d’un avocat de la protection des animaux)» auprès de la Chancellerie fédérale à Berne, initiative munie de près de 150’000 signatures. L’intention de la PSA est de parvenir à ce que des avocats spécialisés instruisent les cas de protection animale dans tous les cantons et défendent les animaux concernés dans les procédures judiciaires.

Depuis une quinzaine d’années, le canton de Zurich a institué un avocat de la protection des animaux, par ailleurs indemnisé seulement au temps consacré; selon la PSA, ce mode de faire a prouvé tout son bien-fondé durant cette période. Les cas de protection animale traités et les peines prononcées sont nettement supérieurs aux chiffres du reste de la Suisse selon les estimations des protecteurs des animaux. D’après la PSA, il n’y a donc pas de raison plausible pour que ce modèle à succès ne s’applique pas au pays tout entier.

Conformément au texte de l’initiative, on pourrait aussi imaginer que plusieurs cantons chargent ensemble un avocat d’accomplir cette tâche. Les frais devraient être supportés en majeure part grâce aux amendes supérieures exigées. Mais la PSA attend également de cette institution un développement plus efficace des procédures.

Au cours de sa session d’été, le Conseil national a refusé de justesse, avec une majorité de voix due au hasard, l’institution d’avocats cantonaux de la protection animale dans le cadre de l’introduction du nouveau code de procédure pénale. La PSA est certaine que la population accueillera favorablement sa préoccupation et qu’elle approuvera donc son initiative.

Ces dernières décennies, l’attitude d’une grande partie de la population suisse a changé de fond en comble vis-à-vis des animaux: la sensibilité pour les questions de protection animale est devenue bien supérieure au cours de cette période et revêt aujourd’hui une importance prépondérante dans toutes les enquêtes.

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Les êtres vivants ont leurs défenseurs