« Diantre. Je me suis pris une tisane au Ginseng, me suis-je dopé? » L’histoire des stimulants est naturellement liée à l’homme. L’organisme humain est une machine biologique qu’il faut nourrir en énergie. C’est le principe même de l’alimentation: donner des forces à l’organisme. Prendre des excitants pour dépasser ses concurrents, tenir le coup, avoir moins mal, ressentir le moins de souffrances, c’est vieux comme le monde. Le milieu sportif n’a jamais été épargné (sans que ce soit réellement du dopage, mais plutôt un choix tactique alimentaire, on peut citer les athlètes grecs pendant les épreuves olympiques quelques siècles avant la naissance de Jésus Christ). Plus près de nous, les décès du 20ème siècle n’y ont rien changé (mort du Danois Knud Enemark Jensen en 1960 à cause d’une surdose d’amphétamines (Ronicol), décès de Tom Simpson dans le Tour de France en 1967 pour les mêmes raisons), le sportif « pro » (et l’amateur ou l’étudiant, de plus en plus aussi à coups d’aspirines ou de Gurosan) veut gagner par tous les moyens en améliorant ses performances, ses aptitudes physiques et musculaires, son soufle et ses capacités respiratoires, la fluidité de son sang, la résistance de son mental. Aujourd’hui, le dopage (de l’anglais to dope : prendre un excitant) touche tous les sports dans le monde entier. Il touche également tous les sportifs, quel que soit leur âge ou leur niveau de compétition. Tous les dopés en oublient l’essentiel, certainement attirés par les courtoisies de l’argent, qu’un sportif, c’est d’abord un homme ordinaire non seulement avec un potentiel physique, un mental d’acier ou de fer, mais bien davantage un esprit, une âme, une éthique. Il n’y a pas de grands hommes et donc de grands sportifs sans éthique, il n’a que des petits sportifs aux étiquettes, sans cerveau. Penser gagner en trichant avec tous les contrôles, tout ce passé, quelle bêtise! A moins que le monde du sport soit un engrenage infernal ou le sportif n’est qu’un être vivant manipulé, ou pour rentrer, il faut montrer « patte dopée », pour percer et gagner « avoir la bonne main dopée », pour en sortir « ne s’être jamais fait pincer ».

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Les contrôles font leur effet