Retards de livraison, malfaçons…l’achat sur plan peut rapidement devenir une désillusion. Un constat mis en lumière dans une étude de l’UFC-QUE CHOISIR publiée fin 2018.

Menée auprès de 746 acquéreurs, cette enquête montre que le nombre de litiges a explosé de 84 % en 2018 alors même qu’il a connu un taux de croissance annuel moyen élevé entre 2010 et 2017 (+8,7 %). En cause ? Principalement, les retards de livraison. Ainsi, 29,3 % des logements sont livrés avec du retard, en moyenne, 5,4 mois.

Un délai qui impacte financièrement l’acquéreur (de 4 500 euros en moyenne) qui doit supporter des frais supplémentaires et non prévus, voire trouver une solution de secours pour se loger en attendant. Une trop large latitude serait également laissée aux promoteurs pour justifier ces retards, notamment concernant les intempéries, citées dans 70 % des cas.

Défauts à la livraison

Par ailleurs, les biens sont souvent loin d’être réellement terminés lors de la remise des clefs. Les malfaçons sont ainsi devenues monnaie courante : plus de quatre personnes sur cinq émettent des réserves à la livraison de leur logement, allant de la simple imperfection (retouches peinture…) à de réels défauts de conformité (problèmes de plomberie, fenêtres qui ne ferment pas…) empêchant ainsi de considérer le logement comme habitable de manière décente et sécurisée (16 % des cas).

Une législation à revoir

Qu’en est-il de la possible consignation des 5 % restants de la valeur du bien si ce dernier n’est pas conforme ? Un droit souvent méconnu des acheteurs et régulièrement bafoué par les promoteurs… Il est donc nécessaire de responsabiliser les promoteurs mais également de faire évoluer la réglementation. Dossier auquel le Ministère de la Ville et du Logement se dit ouvert à réfléchir avec l’ensemble de la profession.


Par Audrey Lebedeff


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