Aucune embellie en vue dans l’Ain. A en croire, Gilles Orset-Prelet, conseiller en immobilier d’entreprise chez Ofys, le marché en 2014 s’inscrit dans la lignée de 2013. Une année guère florissante. «Les chiffres se maintiennent. Les loyers, notamment, sont stables, y compris pour les bâtiments neufs qui subissent pourtant une hausse des coûts de construction avec les nouvelles réglementations thermiques, et même s’il persiste une tendance à la négociation.»

Le marché, depuis un an, est davantage porté par le bâtiment industriel que par le tertiaire, en création, rénovation, réaménagement ou redécoupage. «Un phénomène assez nouveau », observe Gilles Orset-Prelet. Pour le tertiaire, la demande en opérations significatives est toujours présente. La demande des PME, elle, se tasse. Quant aux investisseurs, ils sont refroidis par une fiscalité fluctuante. «La loi Pinel sur la défense du commerce et de l’artisanat menace de remettre en question la répercussion des charges ou la possibilité de baux de longue durée (6 ans ou 9 ans). Cela les incite d’autant moins à se lancer que, de plus en plus, c’est à eux de se charger des travaux. On risque d’assécher le marché.» …