Immobilier : les ventes dans l’ancien s’emballent

Immobilier : les ventes dans l’ancien s’emballent

Le marché reste dynamique en volume et en prix, sur un secteur réputé globalement tendu. La pierre demeure une valeur sûre.

«Phénomène nouveau, le marché de l’immobilier ancien affiche des volumes de ventes en hausse de 5,5 % quand le neuf chute de 14 % », indique Clémentine Delafontaine Bovier-Lapierre, responsable communication de la Chambre interdépartementale des notaires de la Savoie et de la Haute-Savoie, en préambule de la présentation à la presse des dernières statistiques, le 30 septembre 2019.

Les transactions dans l’ancien pour les deux Savoie s’établissent autour de 25 800 sur douze mois, à fin mars 2019, soit une hausse de 7 % en Haute- Savoie et 4 % en Savoie. L’évolution par types de bien (pour les deux départements cumulés) est de +7 % pour les appartements anciens et +4 % pour les maisons.

Revers de la médaille, les prix de l’immobilier dans l’ancien augmentent, mais avec de fortes disparités selon les secteurs et la nature du bien. Sur un an, à fin juin, le mètre carré médian des appartements affiche +3,5 % en Haute- Savoie, à 3 450 euros, mais -0,9 % en Savoie, à 2 670 euros.

Situations diverses

Autre constat, toutes les villes ne sont pas logées à la même enseigne. Pour les appartements, la hausse atteint ainsi 6,4 % à Annecy, avec un prix médian au mètre carré à 3 900 euros, et 4,9 % à Chambéry (2 170 euros). À l’inverse, en montagne, où les prix demeurent élevés, les professionnels observent un fléchissement contenu : -3,4 % à 3 700 euros le mètre carré dans les stations de Tarentaise ; -1,1 % à 5 000 euros dans le Mont-Blanc ; -2,7 % à 2 380 euros en Maurienne… En vallée de l’Arve, l’évolution est de +0,4 % à 2 380 euros.

Sur le marché de l’habitat individuel, les prix médians diminuent de 1,9 % en Haute-Savoie à 350 000 euros et de 1,2 % en Savoie autour de 227 200 euros. Là encore, tous les secteurs ne bénéficient pas de la même attractivité. En témoignent les prix qui reculent ou augmentent. Et les notaires de citer en exemple le Léman, très prisé en raison de sa proximité avec la Suisse, qui affiche +1,1 % à 364 000 euros, tandis qu’à Albertville et Ugine, le retrait est sensible, de l’ordre de -6,8 %. Une maison s’échange en moyenne à 201 400 euros.

Neuf : de 24 % à 43 % plus cher

Sur un territoire où la tension immobilière reste forte, cette tendance à la hausse des valeurs se répercute dans l’immobilier neuf. Sur douze mois glissants, à fin mars 2019, le prix médian au mètre carré pour un appartement culmine à 4 180 euros dans les Savoie, contre 3 760 euros ailleurs dans l’Hexagone (hors Ile-de-France).

Par département, cette augmentation atteint 5 % en Savoie où un appartement neuf s’achète à 3 820 euros le mètre carré. En Haute-Savoie, l’évolution est moindre, soit +1,7 %, mais les prix médians sont réputés élevés, autour de 4 280 euros ; sur un marché hypertendu, avec des ventes en chute de 14 % (faute d’une offre suffisante).

Et les notaires de faire remarquer encore que « l’écart de prix avec les appartements anciens est énorme : il est de +43 % en Savoie, et de +24 % en Haute-Savoie ». S’agissant des terrains à construire, la pénurie perdure en Haute-Savoie : une parcelle d’environ 700 mètres carrés s’achète 140 000 euros (+2,5 %). C’est 77 500 euros en Savoie (-3,1 %).

Des chiffres à interpréter avec précaution car les prix varient en fonction des zones : +3,3 % dans la vallée de l’Arve, +2,1 % dans le Léman, +4 % dans la périphérie de Chambéry… mais -2,6 % à Yenne et Pont-de- Beauvoisin.

Si l’immobilier, ancien et neuf, a la cote, « c’est aussi dû à la chute du rendement de nombreux produits d’épargne qui s’accompagne de taux d’emprunt toujours exceptionnellement bas », relèvent les notaires.

Emprunts plus longs avec moins d’apport

D’après l’observatoire Crédit Logement CSA, la moyenne s’est abaissée à 1,17 % (hors assurance, sur 227 mois, soit presque 19 ans) en août dernier, contre 1,36 % à la mi-avril. Et Bercy prévoit que les taux resteront bas. Autre fait marquant, les banques ont répondu favorablement à la demande, en modérant certains critères.

À commencer par l’allongement des durées des crédits. Ainsi, en août 2019, 42,5 % des prêts octroyés présentent des durées supérieures à 25 ans, au lieu de 35,4 % en 2018, toujours selon Crédit Logement CSA. Le montant de l’apport personnel a aussi été revu à la baisse de 20 % depuis 2014 pour, entre autres, inciter les primo-accédants à devenir propriétaires.

En août 2019, 42,5 % des prêts octroyés présentent des durées supérieures à 25 ans, au lieu de 35,4 % en 2018, toujours selon Crédit Logement CSA.

Par Patricia Rey


Cet article est paru dans votre magazine ECO Savoie Mont Blanc du 4 octobre 2019. Il vous est exceptionnellement proposé à titre gratuit. Pour retrouver l’intégralité de nos publications papiers et/ou numériques, vous pouvez vous abonner ici.

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