Les deux initiatives fiscales lancées par la gauche ont été clairement rejetées dimanche dernier. Il s’agit d’une marque de soutien ferme à la politique de la raison et au travail entrepris par un collège gouvernemental, qui s’est fixé comme mission d’assainir les finances sans augmenter les impôts, ni baisser les prestations. Une fois de plus, les Genevois confirment qu’ils refusent toute hausse d’impôts.

Le résultat des urnes est un message clair aux politiques de manière générale et signifie que le travail de réforme entrepris doit être poursuivi. En outre, il y aura lieu de s’assurer de la maîtrise des dépenses pour ne pas asphyxier les Genevois par une fiscalité trop lourde. En effet, ces impôts supplémentaires n’auraient pas servi uniquement au paiement de prestations publiques nécessaires, mais bien le financement, à fonds perdus, de gaspillages, conséquence des dysfonctionnements structurels de la machine étatique.

Soulager la classe moyenne
Forts de ce signal de la population, l’Exécutif et le Parlement genevois doivent maintenant travailler rapidement sur le système fiscal pour l’améliorer et le rendre plus juste, plus simple et transparent. Modification du barème, simplification des LIPP, travail en profondeur sur la charge fiscale des couples pour mettre fin à la discrimination fiscale dont ils font l’objet, les chantiers en la matière ne manquent pas. L’urgence commande de s’attaquer rapidement à la classe moyenne qui dispose en comparaison cantonale du revenu disponible le plus bas de Suisse.

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Les Genevois refusent toute hausse d’impôts