L’interdiction légale de mendier reçoit l’approbation du Tribunal fédéral (TF). Mon-Repos a débouté l’association Mesemrom, l’association de défense des Roms qui avait recouru contre la récente loi genevoise prohibant la mendicité.

Selon le TF, il y a «un intérêt public certain» à adopter une telle loi, en raison des risques de débordements et de l’attitude parfois insistante des mendiants, qui importunent les passants, allant jusqu’à les harceler. «De nombreux mendiants sont en réalité utilisés par des réseaux, à leur seul profit», ajoute Mon-Repos. «Le risque que des mineurs soient exploités, notamment des enfants, est réel.»

«Cet arrêté ne change rien à la situation actuelle. Le recours déposé par Mesemrom n’avait aucun effet suspensif», s’est-on borné à indiquer, mardi 20 mai, au Département genevois des institutions. «Tout ça pour ça», a résumé pour sa part Daniel Zappelli. Et le procureur général de préciser aussitôt: «Je n’avais aucun doute sur le bien-fondé légal de la loi lancée par des députés, éminents juristes par ailleurs.»

De son côté Mesemrom déplore que la misère devienne «punissable». Elle craint aussi que la décision du TF n’aboutisse à l’interdiction de la mendicité dans tous les cantons, ce qui repousserait le problème hors de nos frontières. L’association n’exclut pas un recours à la Cour européenne des droits de l’homme. ATS

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Selon le Tribunal Fédéral, il y a «un intérêt public certain» à adopter une telle loi.