Du 14 septembre au 4 novembre, la galerie Guy Bärtschi présente les nouvelles oeuvres de Jan Fabre.

Ni moderne, ni post-moderne
Artiste infiniment versatile, ce flamand se distingue depuis plus de 30 ans dans les domaines de la performance, du théâtre, de la chorégraphie ainsi que des arts plastiques, créant son univers propre, loin du formalisme rigide des «modernes» tout autant que du cynisme des «post-modernes». Son oeuvre s’imprègne des grandes aventures humaines : la vie, la mort, le corps, la mythologie, la mémoire. Fantômes humains, carcasses animales et armées d’insectes se côtoient ainsi dans ce travail riche en symboles et en métaphores.

Exposition «Je me vide de moi-même»
La nouvelle exposition de la galerie Guy Bärtschi consacrée à Jan Fabre ouvre ses portes le 14 septembre 2006 dès 18h00, à l’occasion du vernissage commun du quARTier des Bains à Genève. La galerie sera spécialement aménagée pour l’occasion et accueillera notamment cinq installations monumentales, ainsi que deux autoportraits réalisés au stylo bic, l’une des techniques de prédilection de l’artiste. Certaines pièces mettent en scène l’artiste lui-même, comme Bloedneusfiguur (Je me vide de moi-même) (2006), où une figure de Jan Fabre se cogne avec un tableau du maître Rogier van der Weyden et se vide par le nez de son sang, qui baigne ses pieds, ou encore Dependens (1979-2003), représentant l’artiste, recouvert de punaises, pendu à une corde. Une autre oeuvre, Messengers of the dead decapitated (2006), se rapprochera de la thématique animale chère à l’artiste, en présentant des têtes de hiboux sur une table immense recouverte de dentelle flamande.

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Jan Fabre, l’artiste au stylo Bic