Avec les contacts de part et d’autres des frontières, la région franco-valdo-genevoise se construit non seulement avec l’économie mais également au niveau culturel. D.o.M est le coup de cœur artistique de l’Extension. Francophone et franco-suisse, le groupe de rock alternatif allie 4 musiciens du cru, hors pair, pour des compositions rythmées et offensives. Ce ne sont pas des copains qui ont formé un groupe mais quatre musiciens qui ont fait un groupe et qui sont devenus amis.

D.o.M (prononcez D – O – M), c’est la rencontre de quatre jeunes musiciens talentueux – Yannick, Julien, Tim et Samuel – et d’un manager Jean-François, ancien musicien, converti dans la gestion de fortune, et qui a voulu retourner aux sources.
Cela aurait pu être n’importe quel groupe de jeunes qui joue dans n’importe quelle salle de répétition, mais ce n’est pas le cas. On dit que le hasard ne sourit qu’aux esprits préparés, et le groupe D.o.M illustre bien cet adage.

4 artistes dans le vent
À eux quatre, ils ne dépassent pas les 80 printemps, mais ont déjà 40 d’expérience musicale derrière eux… Yannick (Chant/Guitare) a débuté le théâtre d’improvisation à l’âge de 3 ans, choriste à 5, il a commencé à composer à 13. Marqué par son vécu, il reste très proche de ses textes et donne tout son être sur scène. Grand fan des sixties-seventies, de Jimmy Hendrix pour la virtuosité et de Bob Dylan pour la poésie, le «hippie» Julien (Guitare lead) sort de la fondation de Phil Collins Little Dreams Foundation et est plongé sur sa «gratte» depuis l’âge de 7 ans. C’est l’accent «vintage» du groupe. Pour Tim (Basse), aux airs de 1er de la classe, la musique c’est génétique. Fils de musicien professionnel, adepte du jazz et expérimenté des grandes scènes régionales, il a dévoré tous les répertoires des groupes mythiques. Fin adorateur de métal, rock et funk, Samuel (Batterie) excite les caissons et cymbales depuis ses 9 ans. La période punk n’est pas très loin pour lui. Il ne faut pas s’étonner d’entendre leur manager-producteur Jean-François Assar s’écrier «Ils ont tous 10 ans d’expérience musicale derrière eux»! D.o.M est ce genre de groupe où les différences rendent plus fort, dans un éclectisme pur. Maturité et équilibre des compos, paroles accrocheuses, rythme énergique et cordes sensibles… Une maturité impressionnante se dégage de leurs personnalités et de leurs créations. On trouve aussi chez eux cette notion de jouer avec les instruments «d’époque», mythiques, par pour l’artifice, mais pour l’authenticité. Pas pour sonner vrai, mais pour être juste. Le bassiste joue sur une jazz basse de 1978. Le guitariste utilise un ampli Marshall de 1977, un Fender Twin de 1975, une Strat de 1968, un 1/4 de caisse Gibson de 1966… Des détails qui n’en sont pas.

1er album et tournée régionale
La musique, ils l’ont dans la peau. Mais on ne s’improvise pas «super-groupe-qui-marche» comme ça. «Tout est allé très vite, il a fallu beaucoup travailler et apprendre de nombreuses choses qui n’avaient rien à voir avec la musique: la ponctualité, l’agenda, les répétitions… Bref, toute une organisation qui fait qu’un groupe de jeunes se transforme en jeune groupe de musiciens professionnels…» Leur premier album «Sérum» (sorti le 4 janvier 2008) n’a rien d’une farce. Gros riffs de basse, batterie tranchante, guitares pressées, paroles ciselées et poétiques: tous les ingrédients d’un album rock sont réunis. Une belle carte de visite. Et les concerts ont déroulé…«Nous sommes complètement surpris» avoue le manager. Un premier à La Trappe de Bex, un second au Chat Noir à Genève, la 1ère place de la catégorie rock au Caribana Contest 2008, une succession de passages radio, des concerts aux Caves de Bon-Séjour à Versoix, à Florimont, au Ned de Montreux, à Verbier, au Piment Rouge, le Festival Caribana, la fête de la musique avant de jouer à l’Undertown à Meyrin en septembre prochain et au Palladium en octobre. «Nos objectifs sont le Canton de Vaud et la France, la région Rhône-Alpes en priorité» poursuit Jean-François Assar, celui-là même qui change les cordes en backstage…

Au-delà des 4 musiciens et du manager, c’est aujourd’hui une dizaine de personnes qui vivent l’aventure par passion. Une avocate qui dresse les contrats, une journaliste qui joue le rôle de l’attaché de presse, un ingénieur du son, un expert en lumières, un coach scénique, un technicien pour les réparations en tous genres, un photographe, un caméraman etc. Que des professionnels qui ont été séduits par la trempe de ces jeunes artistes et de l’alchimie créatrice qui s’en est dégagée. Chacun apporte un soutien sans faille à ces quatre conquérants du rock français alternatif. Plus qu’un groupe, une famille réunit par le travail. Le collectif du Lignon a une bonne étoile et c’est le soleil qui le dit.

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D.o.M est arrivé 1er de la catégorie Rock au Caribana Contest 2008