La Chambre genevoise immobilière prend acte de l’acceptation par le peuple de l’initiative 120 « Pour la sauvegarde et le renforcement des droits des locataires et des habitant-e-s de quartiers ».

Elle regrette l’issue de ce scrutin qui, selon elle, rigidifie encore une situation sclérosée et pense que les Genevois ne demandaient certainement pas plus de lois, mais réclamaient plus de logements.

Un trop lourd carcan législatif
La CGI pense que l’excès de lois nuit gravement au logement et que l’IN 120 renforcera encore le carcan législatif. L’une des premières modifications législatives – intervenue entre le moment du dépôt de l’initiative et son acceptation – concerne une modification de la procédure d’évacuation en cas de non-paiement de son loyer.

Celle-ci profiterait aux locataires même si elle est issue d’un accord entre les représentants des bailleurs et ceux des locataires. Cette disposition, consensuelle, sera remise en cause en votation populaire et pourrait démontrer l’absurdité du système voulu par l’IN 120 ainsi que son prix puisqu’il en coûterait au moins Frs. 80’000.— aux contribuables.

La CGI affirme toutefois qu’elle continuera d’oeuvrer pour favoriser la mise à disposition de logements pour tous.

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Christophe Aumenier, secrétaire général de la Chambre Genevoise Immobilière