Devoir de l’argent n’est souvent pas une situation enviable. Savoir que l’on est incapable de la rembourser devient franchement insoutenable.
Mais pire encore! Continuer à creuser sa dette, s’apparente carrément à une fuite en avant démentielle.
Pourtant, ce sont les pratiques, année après année, des autorités du Canton de Genève. Treize milliards est l’estimation de la dette aujourd’hui; soit plus de 30’000 Frs par personne établie sur ce petit bout de territoire. Il suffit juste d’imaginer les intérêts annuels nécessaires pour emprunter tout cet argent et l’on arrive à une somme de plusieurs centaines de millions pour se maintenir à flot. C’est plus ou moins, le déficit structurel du budget selon les spécialistes.
Mais pour nous, habitant le Canton, il s’agit d’une réalité doublement insupportable. En effet d’un côté, notre dette est tellement élevée que nous devons à tout prix économiser et de l’autre côté, nous ne pouvons même plus investir. Devoir se serrer la ceinture, sans rêver à notre futur, n’est pas vraiment réjouissant.
Pourtant, il existe une solution à notre portée: nous désendetter, nous défaire d’une partie de nos biens! Imaginez un instant que nos Autorités décident de vendre quelques propriétés dans le domaine immobilier, les SIG, l’aéroport ou la banque cantonale de Genève et immédiatement plusieurs milliards viendraient alléger notre abyssale dette et la ramener à un niveau plus acceptable. Cela tient du bon sens, alors pourquoi ne pas le faire? Tout simplement parce que le monde politique genevois ne fonctionne pas ainsi. Cet argent ne vient pas de leurs propres poches mais des nôtres, alors à quoi bon!
Dès lors, seule la voix de la raison doit se faire entendre: «Faites-le leur savoir haut et fort: soit vous diminuer la dette en libérant des actifs; soit vous êtes virés, lors des prochaines élections».