Samedi 13 juin, le temps était au beau fixe et la ville de Morestel se préparait ""à faire vibrer tous les visiteurs à l’occasion de la Fête de la musique. Dès 20h, alors que les festivités débutaient à peine, les rues s’animaient et la foule qui se pressait devant les différentes scènes aménagées pour l’occasion. Selon Christian Rival, maire et vice-président du Conseil départemental, c’était du jamais vu. On avait du mal à se déplacer et les terrasses des bars étaient bondées. La soirée promettait d’être belle.
Pourtant le ciel s’assombrissait… Chacun voulait croire que ces vilains nuages n’allaient faire que passer pour laisser place à la soirée musicale. Hélas, à 21h, la pluie emboîtait le pas des musiciens juste au moment où le coup d’envoi allait être donné. La pluie s’arrêta un instant, mais le ciel menaçait toujours. Ni une ni deux, les édiles se réunissaient et allaient prendre la température du côté des professionnels. La réponse était sans appel : «Il y a trop de risques avec l’orage qui menace, notamment en terme de sécurité. Les musiciens et les chanteurs pourraient s’électrocuter. Quant aux matériels et instruments de musique, ils n’apprécient guère ce genre de conditions climatiques.»
Le public comprenait vite ce qui allait se passer. Dépités, certains n’hésitaient pas à critiquer les organisateurs et les professionnels. Les propos étaient peu sympathiques… Pourtant, quelques minutes plus tard, la météo donnait raison à la municipalité. Thierry Guillem, adjoint au maire délégué à la Jeunesse, investissait alors la scène de notre confrère “Radio Isa”. Il s’adressait à la foule par ces quelques mots : «C’est la mort dans l’âme, croyez-le bien, que nous sommes contraints d’annuler plusieurs scènes. Il y a trop de risques. Seules trois scènes vont animer cette soirée. Les associations, quant à elles, vont poursuivre leurs démonstrations si le temps le permet.»
Christian Rival et ses adjoints Frédéric Vial et Paul Lavie étaient profondément déçus. Le maire souhaitait s’exprimer et interpellait les représentants de la presse : «Si vous faites quelque chose, de grâce, rendez hommage aux bénévoles. Voilà quatre mois de boulot totalement anéantis. Le pire, c’est que c’est la première fois qu’il y a autant de monde aussi tôt. Mais le temps s’en mêle et ça, on ne le contrôle pas.»
Les animations reprenaient mais l’accalmie était de courte durée. Il était 22h10 lorsque les éléments se déchaînaient. Rapidement la pluie, la boue et des végétaux s’écrasaient sur les routes. Certains, pris au piège, ont dû attendre avant de quitter les lieux. Les amateurs de musique en plein air, comme les bénévoles et les organisateurs, auront profité d’une petite heure de festivités avant de prendre une bonne douche. Dommage…
Carole Muet
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2016-06-18