Les vénérables caves du renommé restaurant zurichois Haus am Kiel ont accueilli trois équipes de deux cuisinières chacune participant aux 2ièmes olympiades culinaires afin de remporter la Cuillère d’Or, prix Arthrite 2011. C’est moins le résultat que la façon d’élaborer le menu à trois plats (bruschetta aux tomates, champignons farcis et salade de fruits de saison) qui a suscité l’intérêt. Car les participantes Gisela et Sonja (équipe rouge), Marita et Bea (équipe jaune) ainsi que Lilly et Gretel (équipe bleue) souffrent de polyarthrite rhumatoïde, une maladie inflammatoire chronique extrêmement douloureuse. Ces symptômes ont des conséquences sur la réalisation des tâches quotidiennes. Taches dont font partie l’épluchage, la préparation, le découpage et le dressage d’aliments, comme ont pu s’en convaincre les spectateurs présents au restaurant Haus am Kiel. C’est l’équipe bleue qui est ressortie victorieuse des trois étapes, même si Lilly et Gretel ont symboliquement accepté la Cuillère d’Or au nom de toutes les personnes qui souffrent de maladies rhumatismales. Car c’est bien tous ceux-là qui ont gagné, ceux qui parviennent chaque jour à effectuer des choses qui apparaissent comme des détails insignifiants pour des personnes en bonne santé. Après l’ex-miss Suisse Christa Rigozzi l’année dernière, c’est la jeune chef zurichoise Meta Hiltebrand (Meta’s Kutscherhalle) qui était l’invitée d’honneur de la manifestation. Répondant à l’invitation de la Ligue Suisse contre le rhumatisme, qui était co-organisatrice de l’événement avec le groupe pharmaceutique Abbott AG et l’Association Suisse des Polyarthritiques (ASP), Meta a présidé le jury. Lequel était complété par la professeur en médecine Lilo Muff (rhumatologue/Ligue contre le rhumatisme de Zurich), Valérie Krafft (directrice de la Ligue Suisse contre le rhumatisme) et Marlies Voser (co-présidente de l’ASP). Outre la cuisine elle-même, des critères tels que le niveau de finition et le plaisir de cuisiner ont été pris en compte. Les degrés de gravité de la maladie aboutissent à des problématiques différentes. Lorsqu’une tâche demande de la force, une mauvaise posture de l’articulation suffit à entraîner un état d’épuisement douloureux. Une poignée semblable à une scie ou un manche plus épais sur un couteau permet déjà d’atténuer étonnamment la douleur. La polyarthrite rhumatoïde n’est pas curable, mais un diagnostic précoce permet de retarder l’évolution de la maladie et les traitements modernes permettent de soulager nettement les douleurs. Ceci permet d’améliorer grandement la qualité de vie et des progrès peuvent également être obtenus en pratiquant régulièrement des exercices thérapeutiques. Informations supplémentaires disponibles : www.arthritis.ch, www.rheumaliga.ch, www.abbott.ch.

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Photo: Kayhan Kayar