Voici en chiffres les données démographiques de l’Office fédéral de la statistique (OFS) pour l’année 2005.
Des mariages plus tardifs et plus fragiles
Les couples attendent en général la trentaine pour se marier et faire leur premier enfant. Ils ont aussi de plus en plus souvent des enfants hors mariage. En 2005, on a observé une légère hausse des mariages (+1,7% par rapport à 2004), tout en sachant que si la tendance persiste, une union sur deux se soldera par un divorce. Les dissolutions de mariage sont de plus en plus fréquemment prononcées suite à une requête commune. Quant à l’espérance de vie, elle continue de croître aussi bien pour les hommes que pour les femmes.
Fécondité
La fécondité est toujours faible, surtout chez les Suissesses. 72’900 enfants sont nés en 2005, soit 200 ou 0,2% de moins qu’en 2004. Depuis 2001, le nombre des naissances varie peu. L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) reste stable à 1,42 enfant par femme. Les étrangères continuent à mettre au monde davantage d’enfants que les Suissesses (1,87 enfant par femme, contre 1,27). Ce nombre moyen d’enfants par femme est nettement inférieur aux 2,1 nécessaires pour assurer le remplacement des générations. En 2005, la part des naissances hors mariage dans l’ensemble des naissances vivantes s’élève à 13,7%, alors qu’elle n’atteignait que 13,3% en 2004. En 15 ans, cette proportion a progressé de 7,6 points (1990: 6,1%). C’est, notamment, chez les femmes divorcées que l’augmentation des naissances hors mariage est la plus marquante par rapport à l’année précédente (+19,2%). Les premiers mariages et les fondations de famille sont toujours plus tardifs. Même si les naissances hors mariage augmentent, la majorité des femmes continue à se marier avant de fonder une famille. C’est pourquoi on observe une progression presque parallèle de l’âge moyen au premier mariage et de l’âge à la venue du premier enfant. En 2005, les femmes sont âgées de 28,7 ans en moyenne au moment de leur premier mariage (2004 : 28,6 ans), tandis que les hommes ont déjà atteint la trentaine (31,0 ans contre 30,8 ans en 2004). Les femmes mettent au monde leur premier enfant à 29,5 ans en moyenne (2004 : 29,3 ans).
Des mariages aux remariages
Un tiers des mariages sont des remariages En 2005, 40’100 couples se sont mariés, contre 39’500 un an auparavant (+1,7%). Cette légère hausse marque une interruption dans la tendance à la baisse du nombre des mariages observée depuis plus d’une décennie (à l’exception de 1999 et 2002). Sur ces 40’100 mariages, 26’300 unions ont été conclues entre deux célibataires, alors que 13’800 (34,3%) sont des remariages pour l’un des deux partenaires au moins. Environ un cinquième des femmes (21,9%) et près d’un quart des hommes (23,9%), qui s’unissent en 2005, ont déjà été mariés auparavant. Entre 2004 et 2005, ce sont principalement les premiers mariages qui prennent de l’essor par rapport à l’année précédente (+538 soit +2,1%), alors que les remariages augmentent plus faiblement (+141 soit +1,0%). La plus grande partie des divorces sont des divorces par requête commune On estime qu’un mariage sur deux (52,6%) conclu cette année pourrait se terminer un jour par un divorce si les comportements actuellement observés restent identiques à l’avenir.
Divorces
En effet, 21’300 divorces ont été prononcés en 2005. Ce chiffre traduit une hausse de 3400 cas ou 18,8% par rapport à l’année précédente. Cette progression atteint le niveau de celle enregistrée en 1999 avant l’introduction du nouveau droit de divorce, le 1er janvier 2000. En chiffres absolus, c’est le nombre de divorces par requête commune qui a le plus progressé, soit 19’100 cas en 2005 contre 16’600 en 2004. En 2005, ce type de divorce représente 89% de l’ensemble total des divorces. Les divorces par demande unilatérale ont également fortement augmenté et sont passés de 646 cas en 2004 à 1316 en 2005. Cette évolution est, en partie, due à la révision du droit du divorce entrée en vigueur le 1er juin 2004 qui ramène de 4 à 2 ans le délai pour qu’une demande unilatérale soit recevable. Les demandes de ce type déposées en 2002 et 2003 ont ainsi pu être traitées en 2005 et les jugements de divorces prononcés.
Espérance de vie
L’espérance de vie continue de croître. Bien que le nombre de décès s’élève à 61’100 en 2005, soit 900 ou de 1,6% de plus que l’année précédente, le taux brut de mortalité reste stable depuis plusieurs années. On compte 8,2 décès pour 1000 personnes résidant de manière permanente en Suisse. Par rapport à l’année précédente, l’espérance de vie à la naissance progresse légèrement pour les deux sexes. En 2005, elle est de 78,7 ans en moyenne pour les hommes (2004 : 78,6) et de 83,9 ans pour les femmes (2004 : 83,7). Les hommes continuent de vivre moins longtemps que les femmes. La différence entre les sexes semble toutefois se stabiliser après avoir diminué de 2 ans entre 1991 et 2004, passant de 7,1 à 5,1. En 2005, cette différence est de 5,2 ans. Par rapport à 2004, l’espérance de vie n’augmente pratiquement pas chez les personnes âgées. Ainsi, un homme de 65 ans peut espérer vivre encore 18,1 ans en moyenne. Chez les femmes, l’espérance de vie correspondante est de 21,6 ans contre 21,5 ans l’année précédente.

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