Historique ! Oui, ce qui s’est passé dimanche dernier au 2e tour des élections ""municipales à Bourgoin-Jallieu restera dans les annales. Vincent Chriqui, le candidat UMP/UDI, a en effet fait basculer la ville à droite après 43 ans de gouvernance de gauche ! Une “déferlante bleue” a déferlé sur la ville. De mémoire de Berjallien, on n’avait jamais vu ça.
Les urnes ont parlé. La liste conduite par Vincent Chriqui est arrivée en tête avec 47,84 % des suffra-ges exprimés (4326 voix), gagnant 1137 voix par rapport au 1er tour dans un contexte où la participation a progressé de près de quatre points (59,16 % des inscrits). L’écart avec André Borne s’est creusé, la liste de droite l’emportant dans 13 des 15 bureaux de vote. Par rapport au 1er tour, elle en a conquis deux de plus : le bureau n° 5 du gymnase de Champ-Fleuri et le bureau n° 15 de la maison des services de La Grive. De leur côté, Armand Bonnamy (Divers gauche) et Robert Arlaud (FN) ont respectivement perdu 601 et 486 voix entre les deux tours (9,36 % et 9,65 % des suffrages exprimés). Il paraît clair qu’une grande majorité de leurs électeurs du 1er tour se sont reportés sur Vincent Chriqui.
De fait, si la liste conduite par André Borne, adjoint de la majorité sortante (PS, Union de la gauche), a progressé de 577 voix par rapport au 1er tour (33,15 % des suffrages exprimés, 2998 voix), c’est dans une moindre mesure alors que la participation était en hausse. Seuls les bureaux 6 et 7 du gymnase de Champ-Fleuri sont restés fidèles à la gauche. Ce qui limite la casse… Clairement, le candidat PS a été victime du contexte national avec ce “vote sanction”, alors qu’Alain Cottalorda avait été élu avec 4473 voix en 2008 (56,28 %). D’autres avancent une autre explication à cette déroute : l’envie de changement était forte. Les Berjalliens étaient sans doute à bout de souffle avec l’envie de “vivre autre chose.” 
Petit rappel historique, Bourgoin-Jallieu était gérée par la gauche depuis 1971 et l’élection de Pierre Oudot. Celui-ci enchaîné les mandats, restant maire de 1971 à 1989. Edmond Roy, également PS, lui succéda de 1989 à 2001. En 2001, il remettait l’écharpe de maire à Alain Cottalorda, qui achevait son mandat cette année.
Ce dimanche 30 mars à 21h40, il n’y avait plus de suspense. Vincent Chriqui  était sorti vainqueur des urnes ! Le nouveau maire de Bourgoin-Jallieu était alors acclamé par une foule de militants et de Berjalliens en liesse. C’était de la folie à la salle polyvalente devant les caméras de France 3. Vincent Chriqui était bien entouré, supporté jusqu’à la scène pour ses premiers mots. Il était acclamé et félicité avant de se prêter de bonne grâce aux premières photos officielles immortalisant ce moment historique . 
«L’alternance, c’est la démocratie !», soulignait celui qui avait été choisi par les électeurs. L’émotion était à son comble et elle sera encore bien présence ce vendredi 4 avril. Alain Cottalorda, maire sortant PS, devrait remettre son écharpe à Vincent Chriqui lors du premier conseil municipal du nouveau mandat. Cela se passera à la salle polyvalente à partir de 19h. Une page se tourne dans la “capitale” de l’agglomération “Porte de l’Isère”…

2015-04-04