Vendredi 12 juin, l’Association d’aide à domicile en milieu rural (ADMR) de Saint-Chef ""tenait son assemblée générale à Salagnon, au milieu de l’exposition de peinture de l’artiste Mica. La réunion était animée par Claude Sylvain, présidente locale de l’ADMR des Balmes Dauphinoises. On notait la présence de Gilbert Durand, président de la Communauté de communes et maire de Salagnon, de Louis Bally (1er adjoint à Saint-Marcel-Bel-Accueil représentant le maire Aurélien Blanc), d’Arlette Mandron (adjointe à Saint-Chef déléguée aux affaires sociales et à la santé représentant le maire Noël Rolland), de membres du CCAS et de quelques personnels de l’association. Alain Moyne-Bressand, député-maire de Crémieu, est également passé rendre une petite visite aux bénévoles de l’ADMR afin de les encourager dans leur mission de services à la personne.
Le maintien à domicile constitue une priorité pour bien des aînés, soucieux de conserver leurs repères, surtout lorsque l’autonomie se réduit. C’est aussi un objectif pour les financeurs de la “dépendance”, le nombre de places en établissement étant limité même si beaucoup a été fait ces dernières années. La présidente rappelait ainsi que dans nos campagnes, l’association qui symbolise le maintien à domicile des personnes âgées est bien l’ADMR.
L’association intervient sur les communes de Montcarra, Saint-Chef, Saint-Hilaire-de-Brens, Saint-Marcel-Bel-Accueil, Salagnon, Trept, Vénérieu et Vignieu. Le bilan de l’année 2014 est satisfaisant. Malgré le vieillissement de la population et les contraintes financières, l’ADMR des Balmes Dauphinoises a relevé le défi puisqu’elle affiche un bilan positif de 2 594 euros. La présidente Claude Sylvain était pleinement satisfaite de ce résultat. Elle indiquait : «C’est ma troisième assemblée générale en tant que présidente et j’en profite pour vous renouveler mes remerciements, puisque l’année dernière, à la même époque, vous avez bien voulu m’accorder de nouveau votre confiance. Je savais que le travail à accomplir serait ardu car nous devions retrouver une certaine autonomie financière. C’est chose faite. La marge de manœuvre est faible, mais nous allons tenir le cap.» En quelques chiffres, l’ADMR des Balmes Dauphinoises intervient auprès de 108 bénéficiaires. Elle compte 23 salariées et six bénévoles.

2014, une belle année
""Autre bonne nouvelle, l’ADMR des Balmes Dauphinoises a obtenu la “Certification AFNOR” en 2014. La présidente expliquait : «Etre dans une démarche qualité, c’est s’interroger sur ses pratiques, les écrire, les partager, les mettre en application, vérifier leur mise en œuvre et les faire évoluer, avec toujours pour but final d’améliorer le service rendu au client et donc sa satisfaction. Sa-chez que ce label est le fruit d’une démarche active et volontaire qui reconnaît l’engagement et le professionnalisme des équipes. Nous en sommes très fiers. L’année 2014 aura été une grande année puisqu’en parallèle, nous nous sommes pleinement intégrés au territoire en modifiant notre appellation, l’ADMR de Saint-Chef devenant l’ADMR des Balmes Dauphinoises.»
Claude Sylvain en profitait également pour rappeler qu’à ce jour, seules les communes de Salagnon, Saint-Chef et Saint-Marcel-Bel-Accueil soutiennent l’association. Elle détaillait : «Deux le font financièrement par l’intermédiaire d’une subvention, tandis que la commune de Saint-Chef met un gracieusement un local à notre disposition. Elle prend aussi à sa charge l’eau et l’électricité. Encore une fois, je remercie les élus. Je n’oublierai pas de citer le Conseil Départemental, qui nous a alloués une subvention de 400 euros en 2014. Très prochainement, nous allons nous rapprocher des nouveaux élus afin de leur présenter notre association, nos projets et nos besoins.»
La vice-présidente, Solange Bouvier, commentait ensuite le rapport financier de l’année écoulée. C’est ensuite Nicole Baillaud qui donnait lecture du rapport d’activités du “Service Famille”. Pour cette année 2015, l’ADMR des Balmes Dauphinoises a l’ambition de recruter des bénévoles supplémentaires. Le défi est ambitieux lorsque l’on sait que de nos jours, le bénévolat s’essouffle un peu. A l’issue de la réunion, les discussions se poursuivaient à bâtons rompus.
Carole Muet


2016-06-25