Le Rapport annuel pour l’année 2005 de l’Aéroport International de Genève était très attendu. Bénéfice net en hausse et plus de 9 millions de passagers, François Longchamp, Conseiller d’Etat et Président du conseil d’administration de l’AIG, et Robert Deillon, directeur général, ont pu se déclarer satisfaits de l’excellente santé de l’aéroport. La conférence de presse de ce jeudi 1er juin respirait la sérénité. Journalisme oblige, quelques questions ont nécessairement été posées sur la sécurité, les relations commerciales et l’environnement. L’Aéroport International de Genève enregistre un résultat supérieur à la moyenne européenne et mondiale avec une croissance annuelle du trafic passagers de 9,5%. L’ouverture de nouvelles destinations par les compagnies « low cost » et les résultats des compagnies « de réseau » ont permis au trafic d’augmenter. Le nombre des mouvements commerciaux a augmenté de façon moindre (+ 3,6%), ce qui présente un double intérêt : peu d’augmentation de la pollution et des nuisances sonores, et un meilleur taux d’occupation des avions, ce qui signifie une meilleure rentabilité pour les compagnies aériennes. Quant au fret, il a légèrement augmenté (+2,9%) pour la troisième année consécutive. Sur le plan financier, les recettes aéronautiques et non aéronautiques ont augmenté, grâce notamment à la progression du trafic passagers. A noter que les recettes non aéronautiques représentent désormais 52,3% du chiffre d’affaires total, en progression par rapport à 2004 (51,8%), ce qui a permis de maintenir les redevances aéronautiques (passagers et atterrissages) à leur taux actuel, ce qui est apprécié à la fois par les passagers et les compagnies aériennes. En ce qui concerne les cinq premiers mois de l’année 2006, la hausse du trafic passagers se poursuit, certes à un rythme un peu moins élevé (+ 5,3%), mais au-dessus des prévisions qui ont conduit à l’élaboration du budget de cette année.

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Robert Deillon présentant le bilan 2005 de l’AIG