L’amour du commerce

par | 2 Avr 2008

Commerçante, députée au Grand Conseil, Présidente de différentes associations professionnelles, Fabienne Gautier se livre au petit jeu des questions-réponses dans sa boutique FG Tissus Fashion au boulevard Helvétique.

Qui vous a transmis cette passion pour l’action?
Ma grand-mère, Germaine Conod, était extraordinaire, toujours très active. Elle a fondé sa maison de tissus pour habillement en 1925 et a travaillé jusqu’à 80 ans. Cette passion s’est transmise de génération en génération. Ma fille est très dynamique dans son domaine, elle ne se verrait pas sans travailler. Ma petite-fille aussi est très active, très bavarde déjà! Je citerais simplement le refrain d’Henri Salvador «Le travail, c’est la santé».

De quoi vous ne vous sépareriez jamais?
D’abord mon métier que j’adore, car j’adore le commerce quel qu’il soit. J’ai repris l’affaire de ma grand-mère en 1985. Avant cela, j’ai eu beaucoup de plaisir à exercer dans le négoce du vin avec ma mère. Je pense être une commerçante née. Car j’aime les gens, le contact humain. Cela permet de vendre son métier et toutes ses qualités. Le travail doit rester quelque chose dans laquelle on retire un certain plaisir.

Vous avez été Présidente de la Commission de Contrôle de la Fondation de valorisation des actifs de la BCGe en 2006. Que pensez-vous de cette affaire?
Je ne suis pas là pour faire le procès de la BCGe. Je salue la volonté des députés de l’époque et du gouvernement d’avoir créé cette fondation. La Fondation de valorisation a quand même pu faire un travail de qualité, les collaborateurs ont su valoriser les biens pour diminuer les pertes. A l’heure actuelle, il est procédé à sa liquidation.

Comment motiver davantage les femmes à agir en politique et en entreprise?
Je crois que la motivation est d’ordre personnel. Je suis très libérale et très engagée pour la liberté. Je suis contre les quotas en politique. Si la femme a décidé de s’engager, c’est que c’est naturel chez elle. Ceux qui s’engagent, hommes ou femmes, le font pour bouger les choses. Je suis moins pour forcer quelqu’un à s’engager que pour l’inciter à se former. La formation est essentielle chez les jeunes comme chez les adultes. Tout ce débat rejoint la nouvelle loi sur le chômage – votée en décembre 2007 et entrée en vigueur le 1er février 2008 – qui met beaucoup d’importance sur la formation.

Quels sont les grands dossiers économiques que vous aimeriez voir aboutir?
Les projets de construction de logements à Genève sur le quartier de La Praille-Acacias notamment. Pour le bien de la ville, pour notre économie locale et régionale, il faut que cette zone mixte se développe rapidement. Avec des communications saines du type CEVA, des programmes immobiliers ambitieux, le canton conservera ses travailleurs sur son territoire et le temps perdu dans les déplacements ne sera plus qu’un lointain souvenir. Ce sera du temps en plus pour la vie familiale et les loisirs.

Un métier que vous auriez aimé faire?
Viticultrice m’aurait beaucoup plus. J’adore être dans la nature.

Un coup de cœur pour un objet déco?
J’aime ce qui est sobre et simple, la déco très épurée. J’affectionne particulièrement ma sculpture de Siebold. Une cavalière allongée sur le ventre qui flotte sur la croupe de son cheval.

Pour un mot?
La parole de l’Abbé Pierre «L’amitié, c’est ce qui vient au cœur quand on fait ensemble des choses belles et difficiles».

Un trait de caractère féminin utile pour les affaires?
Elle doit être pragmatique et crédible pour savoir s’imposer. Sans jamais perdre son charme et sa féminité.

Que feriez-vous si vous aviez une baguette magique?
Je souhaiterais que les gens s’aiment davantage et cessent de se livrer à des jeux de guerre cruels.

Un plat préféré et avec qui?
Un peu de cuisine méditerranéenne à l’huile d’olive entourée de bons amis.

Un vin?
J’apprécie tous les vins avec une préférence pour la Syrah, les Bordeaux et un coup de cœur particulier pour un Châteauneuf du Pape.

Que pensez-vous de la haute couture actuelle?
J’ai de la peine avec John Galliano, je le trouve trop farfelu. En revanche, le caractère sobre de Valentino me plaît beaucoup. Ma grand-mère apprécierait ce style. Valentino sait parfaitement mettre en valeur les belles étoffes.

Un vêtement?
Du sur mesure selon la volonté du client, avec une préférence pour la création qui mélange les matières.

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Fabienne Gautier,commerçante et députée au Grand Conseil

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