Le chocolat connaît un tel un boom de la consommation que l’offre pourrait ne pas suivre.

Conséquence de l’explosion du nombre d’amateurs de chocolat, la demande en cacao augmente d’environ 3% par an. Si la consommation en Chine venait à dépasser les prévisions, l’approvisionnement pourrait être un problème, selon le patron de Barry Callebaut, Patrick De Maeseneire. «Pour l’instant, il y a assez de matières premières pour satisfaire la demande croissante notamment en Asie et en Europe de l’Est», a confié au Temps le directeur du groupe zurichois. «Une pénurie ne peut être comblée du jour au lendemain. Il faut trois à quatre ans pour que les paysans puissent planter des cacaoyers et récolter des quantités supplémentaires».

Globalement, le leader mondial des fabricants de produits à base de cacao n’a cependant pas à se plaindre. En 2007, il a signé quatre contrats avec des grands groupes comme Nestlé, Hershey, Cadbury et le japonais Morinaga. Et mercredi, il a encore ouvert une usine ainsi qu’une Chocolate Academy près de Shanghai, avec pour objectif de sextupler les ventes depuis la Chine jusqu’en 2012. Le cours de l’action de l’entreprise est passé de 150 fr. il y a cinq ans à 800 fr. aujourd’hui. L’été dernier, le prix du cacao a chuté. Les fonds qui avaient misé sur cette denrée ont liquidé leur position lors de la crise des crédits, et les prix ont chuté, selon Patrick De Maeseneire. Ceux-ci spéculent beaucoup dans le cacao, comme dans d’autres matières premières.»

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L’été dernier, le prix du cacao a chuté.