Les recherches archéologiques auront finalement généré plus de peur que de mal. Le chantier va pouvoir commencer.
Retour à la case départ (ou presque) pour la réhabilitation du collège Léon-Comas, à Villars-les-Dombes. Le chantier sera finalement mené comme prévu, en site occupé. Et si des bâtiments provisoires sont construits, c’est sur place. Pour mémoire, au moment de déposer le permis de construire pour la rénovation de cet établissement qui, construit en 1964, compte parmi les plus anciens de l’Ain, le conseil départemental s’était vu signifié par les services de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) leur intention de conduire un diagnostic archéologique et d’éventuelles fouilles. « Un chantier en site occupé, c’est déjà complexe en soi. De nombreuses exigences s’imposent, notamment pour la sécurité des élèves et la qualité des conditions d’enseignement. Si l’on y ajoute les contraintes propres à des recherches archéologiques, cela devient intenable. Considérant que les fouilles n’auraient pu se dérouler qu’en période de vacances scolaires, nous avons craint un retard de chantier de sept ou huit ans. De quoi fragiliser en plus, la pérennité économique du projet », retrace Pierre Lurin, vice-président délégué aux finances, aux bâtiments et aux moyens généraux du conseil départemental.
Une bonne surprise
Ces craintes avaient conduit la collectivité à envisager la solution d’un collège provisoire, sur un terrain proposé par la mairie. Mais cette option a été remise en cause, cette fois, par une partie de l’équipe éducative et des parents d’élèves, « notamment eu égard à des contraintes de surface, donc sans doute de fonctionnement », reconnaît Pierre Lurin. D’où le retour à la case départ, mais avec une bonne surprise finalement. « Nous nous sommes rapprochés de la Drac et de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) pour essayer de concentrer les fouilles sur les vacances d’été. Les premiers résultats n’aboutiront pas à une demande de fouilles supplémentaires. Nous avons donc obtenu l’arrêté autorisant le démarrage des travaux. »
Plus rien ne devrait donc s’opposer désormais au calendrier du chantier. Celui-ci entre en phase préparatoire, jusqu’en avril 2023, avec la création de réseaux pour les classes temporaires et autres aménagements pour l’installation, sur place, d’un collège provisoire. « Fonctionnel à la rentrée 2023, pour une période de 18 mois maximum, il permettra de récupérer le bâtiment principal très vite. Ainsi, à partir de mars 2025, l’établissement fonctionnera avec 80 % de salles réhabilitées », explique le vice-président aux bâtiments. Les locaux devraient être pleinement opérationnels à la rentrée 2026. Restera alors à conduire, jusqu’à la fin de l’année, l’aménagement des espaces extérieurs et la végétalisation de la cour.
Mais des surcoûts
Cette « phase d’étude un peu longue, mais dont l’enjeu était d’éviter une durée de chantier trop importante », selon Pierre Lurin, aura tout de même engendré quelques surcoûts, essentiellement liés à l’inflation. Estimés à 12 M€ hors taxes en juillet 2021, les travaux ont été réévalués à 13,50 M€ HT. À cela s’ajoutent 2,20 M€ pour le collège provisoire, notamment en location de bâtiments préfabriqués. Pour finir, toutes dépenses confondues, l’opération reviendra à 19,50 M€ entièrement financés par le Département.
Ce chantier vise davantage à moderniser l’établissement qu’à l’agrandir. Le site, d’une surface de 5 320 m², comptera 24 classes contre 23 aujourd’hui, 18 en enseignement général, une en Ulis (Unités localisés d’inclusion scolaire), deux équipées pour l’informatique, une pour les arts plastiques, une pour la musique, cinq pour les sciences et technologies.
Sébastien Jacquart








0 commentaires