Le recteur de l’Université de Genève, Prof. Jean-Dominique Vassalli, a honoré aujourd’hui Mme Gertrude Hirzel en reconnaissance de ses 15 ans de soutien personnel et financier à la recherche sur le noma. Cet hommage a eu lieu à l’occasion du 50e congrès de la Société suisse de chirurgie plastique, reconstructive et esthétique qui se tient les 5 et 6 septembre à Genève.

Créée en 1999, la Fondation Gertrude Hirzel soutient la recherche sur le noma, ainsi que des projets humanitaires notamment en Afrique, où sévit cette maladie. En finançant les travaux du Geneva Study Group on Noma (GESNOMA), fondé aux HUG par Prof. Denys Montandon, Dr Denise Baratti-Mayer et Prof. Didier Pittet, la fondation a contribué à l’identification des causes de la maladie, inconnues jusqu’à récemment. La piste virale et celle d’une bactérie unique, souvent évoquées jusque là, ont en effet pu être écartées. Les travaux des chercheurs ont révélé que le noma est dû à la conjugaison de plusieurs facteurs, notamment la malnutrition sévère de l’enfant et de la mère et des épisodes infectieux récents, associés à un déséquilibre dans la représentation des différentes bactéries buccales.

Cette compréhension de la maladie a ouvert la voie à une prévention plus adaptée et des traitements plus efficaces. Le GESNOMA a publié une dizaine d’articles dans des revues scientifiques, parmi lesquels figurent les résultats de l’étude, menée au Niger par le GESNOMA, parus en 2013 dans la prestigieuse revue scientifique The Lancet Global Health.

L’action philanthropique de Gertrude Hirzel est l’aboutissement de toute une vie. Elle conjugue à la fois sa passion pour la recherche médicale et pharmaceutique, révélée lors d’une expérience marquante au célèbre Rockefeller Institute for Medical Research de New York, son attachement envers les enfants et son émerveillement devant les richesses du monde, comme l’attestent ses nombreux voyages.

L’engagement de cette femme de cœur se concrétise suite à sa rencontre à Genève avec des enfants soignés des séquelles du noma et leur médecin traitant, Prof. Denys Montandon. Grâce à l’héritage de son père, décédé quelques années auparavant, Gertrude Hirzel a permis de donner espoir aux nombreuses victimes du noma en créant sa fondation. Née il y a 92 ans près de Zurich, la Genevoise d’adoption depuis plus de cinquante ans préside encore aujourd’hui activement sa fondation.

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