Incarnation de la compassion universelle, Kannon est la plus populaire des divinités du panthéon bouddhique. Il est vénéré dans tous les pays de l’Extrême-Orient: du Tibet au Japon, en passant par la Chine, la Corée, le Viêtnam, la Mongolie, et même jusqu’en Indonésie.

C’est ce qui explique ses nombreux noms dans les différentes langues asiatiques, tels Avalokitasvara, Guanyin, Chenrezig, Quan Âm… et même une entreprise d’appareils photo mondialement connue s’est baptisée en s’inspirant directement de son nom.

Aujourd’hui encore, on invoque Kannon et on lui consacre de grands pèlerinages pour recevoir sa protection dans les difficultés de la vie, ainsi que pour être guidé par lui au moment de la mort.

Capable de prendre de multiples formes pour se manifester en notre monde, il est l’objet d’une iconographie particulièrement riche, de type rituel ou populaire, et ses représentations peintes ou sculptées font aussi les délices des amateurs d’art asiatique.
Par delà les manifestations foisonnantes et bien visibles du culte de Kannon, il convient de dégager leur logique et leur signification, afin de mieux cerner ce phénomène et d’en dégager les valeurs, qui continuent d’animer un quart de la population mondiale.

À travers quelques-unes des pièces les plus remarquables du MEG, l’exposition offre une immersion dans la dimension spirituelle de Kannon, ce protecteur des vivants et guide des mourants. Elle se poursuit par une initiation aux principes sophistiqués de l’iconographie bouddhique, notamment à travers la collection d’images pieuses japonaises du célèbre anthropologue André Leroi-Gourhan. Enfin, elle invite le visiteur à mettre ses pas dans ceux des pèlerins qui visitent en foule les temples dédiés à Kannon.

29 janvier → 20 juin 2010
MEG | Carl-Vogt

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Au musée d’ethnographie de Genève dès le 29 janvier.