Philippe Vasset lit au Mamco des extraits de son dernier ouvrage, un roman sur fond d’économie mondialisée, entre fiction et réalité.

VOIX OFF: LECTURE DE PHILIPPE VASSET
Mardi 24 mars 2009, 18h30, Mamco, entrée libre

Depuis 2003, Philippe Vasset livre une des œuvres littéraires les plus passionnantes du moment. Pour sa lecture au Mamco, il a choisi des extraits de son dernier ouvrage, Journal intime d’un marchand de canons, paru en janvier 2009 chez Fayard. Fort de son expérience de journaliste, Philippe Vasset dévoile dans cet ouvrage un pan de l’économie mondialisée habituellement soustrait aux regards.

Né en 1972, Philippe Vasset est journaliste et écrivain. Diplômé en géographie, en philosophie ainsi qu’en relations internationales, il a travaillé un temps dans un cabinet d’investigation américain. Il est aujourd’hui rédacteur en chef d’Intelligence on line, publication spécialisée dans le renseignement industriel et politique.

Lauréat du prix du Jeune écrivain 1993, organisé par Le Monde et le Ministère de la Culture, il a déjà publié, aux éditions Fayard, Exemplaire de démonstration (2003), Carte Muette (2004), Bandes alternées ( 2006), Un livre blanc (2007).

Aurélie Djian – Le Monde du 27 février 2009
Si Vasset persiste à écrire des romans, c’est précisément pour ça : « Ecrire des romans qui n’en sont pas, rendre compte sans afféterie des bouleversements du monde réel. » C’est là peut-être le territoire sensible du roman contemporain : être attentif à ce qui n’a pas toujours la belle figure qu’on voudrait, aller à la découverte de ce qu’on ne connaît pas. Tout sauf l’imagination minutieuse d’une cathédrale de papier, tout sauf la figure de l’auteur tout-puissant, bien à l’abri derrière son écran, une tasse de thé brûlant à la main, tout sauf des personnages légendaires.
> Lire l’article de Aurélie Djian paru dans Le Monde du 27.02.2009

Christine Ferniot – Télérama du 25 février 2009
Ce Journal intime d’un marchand de canons est un défi que Philippe Vasset relève avec talent, ménageant «un point de vue interne dans un système mondial». Il démonte scrupuleusement les mécaniques de la raison d’Etat et de l’industrie des armes, à travers un personnage indifférent aux conséquences internationales de ses actes, mais très pointilleux sur les détails de sa biographie.

Alain Nicolas – L’Humanité du 22 janvier 2009
Le narrateur sculpte, avec des éléments existants, la statue composite d’un paladin du commerce de mort plus vrai que nature. Pour le lecteur, c’est mieux qu’un roman d’espionnage, avec des histoires presque vraies de Super Étendard, d’Exocet, de sous-marins Scorpène.
Libyens et Irakiens y croisent Vénézuéliens ou Géorgiens, en un ballet qui donne le tournis. Pasde frégates ni de Taïwanais, mais on sent que ce n’était pas l’envie qui manquait. Sur ce fil tendu entre fiction et réalité, Philippe Vasset joue les funambules en virtuose et réaffirme les droits du roman pour notre plus grand plaisir.

img12109.jpg

Journal intime d’un marchand de canons, de Philippe Vasset