Nouveau coup de tonnerre à la CAPI. Entre les agents et les élus, le temps ""des “ronronnements” semble banni. Depuis le 17 septembre, c’est “soupe à la grimace” à tous les menus. Thierry Bergey (secrétaire du syndicat CGT de la CAPI), Aurélie Bagnard (secrétaire adjointe) et Joseph Nivard (syndicat CGT de la CAPI) avaient le mauvais rôle pour annoncer des nouvelles peu réjouissantes. Aurélie Bagnard, particulièrement affectée, énumérait la longue liste des restrictions budgétaires annoncées par les élus. Les syndicalistes sortaient d’une réunion animée avec le président Jean Papadopulo, Jean-Pierre Girard (vice-président délégué à la stratégie financière) et Anne Chaumont-Puillet (conseillère communautaire déléguée en charge du secteur petite enfance et des ressources humaines).
On se souvient que les hostilités ont débuté dans le courant du mois de juin. Lors de la séance communautaire du 30 juin, Thierry Bergey dénonçait les restrictions budgétaires à venir, «avec un impact certain sur les salariés de la CAPI.» Il était alors dit que depuis 4 ans, les agents subissaient une baisse de 8 % de leur revenu… Jeudi dernier, ils étaient environ 150 agents à se retrouver au centre administratif de la CAPI, à l’Isle d’Abeau, pour prendre connaissance de ce qui les attend en 2016 et dans les années à venir. Aurélie Bagnard reprenait ses notes et s’adressait à ses collègues de la fonction publique territoriale : «La CAPI veut faire des économies qui vont une fois de plus se faire sur le dos des agents et des citoyens. Alors que le point d’indice de nos salaires reste gelé depuis 2010, les élus nous annoncent 0 % d’augmentation de la masse salariale. 700 000 euros sont à trouver sur les budgets de fonctionnement des services, le champ de compétences va être revue et des réorganisations internes sont annoncées au détriment des agents…»
La représentante CGT poursuivait : «Pour les agents travaillant une demi-journée, les tickets restaurant sont supprimés. La prime “chaussures” versée aux agents administratifs au mois de février sera également supprimée. Les chèques vacances vont pour leur part être plafonnés. Ainsi, les salaires au-dessus de 3 000 euros nets n’y auront plus droit. Sur le temps de travail, ils veulent nous faire passer à 1607 heures progressivement en plafonnant les jours d’ancienneté à cinq dans le calcul des jours de congés supplémentaires. Les demi-journées exceptionnelles sont également supprimées et les stagiaires ne seront plus indemnisés. Concernant les agents en passe de partir à la retraite, il y avait le “bâton de maréchal” qui permettait de partir un mois en avance. Il va être supprimé. Il n’y aura également plus d’indexation de la mutuelle, qui était l’une de nos revendications fortes. Attention, tout ce que je vous annonce est non négociable. Je vous répète ça à chaud. Ils ne suppriment pas de poste, mais en contrepartie, les élus revoient “la voilure” de certains services. Ils touchent à l’intérêt collectif des agents. Ils touchent à nos loisirs, à nos temps libre, à notre santé et à notre casse-croûte. On acceptera pas l’inacceptable ! Si on laisse faire, ce sera la porte ouverte à tout. Nous devons décider des modes d’action contre les récessions que nous sommes en train de subir. Ils sont en train de casser le service public. Ils cassent aussi le service aux usagers. Pour eux, ce sera plus cher avec moins de services. Nous réfléchissons pour mener une action commune avec les agents de la Ville Bourgoin-Jallieu et du Syndicat Mixte Nord-Dauphiné. Nous devons plus que jamais alerter les populations !» A suivre…
C. Muet

2016-09-24