Au cours des dix prochaines années, 84 millions de personnes risquent de mourir de cette maladie, a averti l’Organisation mondiale de la santé.
Lors d’un séminaire organisé à Genève, les deux organisations ont sonné l’alarme. «L’épidémie» des cas de cancer va s’accélérer dans les pays en développement, a prévenu le chef du programme d’action en faveur de la cancérothérapie (PACT) de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Selon l’OMS, 7,6 millions de personnes sont mortes d’un cancer en 2005. Le cancer est responsable de 12,5% des décès dans le monde, soit plus que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis.

En 2020, au moins 15 millions de personnes risquent de mourir d’un cancer, si rien n’est fait, ont prévenu les experts, dont le président de l’Union internationale contre le cancer (UICC), le professeur Franco Cavalli. Au cours des dix prochaines années, environ 70% des nouveaux cas se produiront dans les pays en développement.

Manque de ressources en Afrique
«Le diagnostic du cancer ne doit pas être interprété comme une condamnation à mort. Lorsque la maladie est décelée et traitée de manière efficace, un tiers des cas peut être prévenu et un autre tiers guéri», a souligné le responsable de l’AIEA.

Mais le manque de ressources et d’infrastructures de base empêche des millions de personnes d’avoir accès au dépistage, aux traitements et aux soins palliatifs dans les pays à bas revenu.

Les ressources financières font cruellement défaut dans les pays en développement pour la radiothérapie. L’AIEA évalue à un milliard de dollars l’investissement supplémentaire nécessaire au cours des dix prochaines années dans ces pays.

Plus d’un million de nouveaux cas par an sont pronostiqués en Afrique d’ici 2020. Or, la radiothérapie, utilisée avec succès sur 50% des malades du cancer dans le monde, n’est disponible que dans 21 des 53 pays africains et touche moins de 20% de la population du continent.

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Selon l’OMS, 7,6 millions de personnes sont mortes d’un cancer en 2005.