L’Office cantonal de la mobilité est clair : en 2005, le bilan des comptages des deux-roues est positif. On constate une augmentation de plus de 30% du trafic vélo en deux ans sur les ponts du Rhône et de l’Arve, soit une croissance jamais atteinte jusqu’à cette année.

Des comptages de vélos pour mieux cerner l’évolution de ce mode de déplacement
La Ville et le Canton de Genève procèdent tous les deux ans à une campagne de comptages des vélos qui circulent sur le territoire municipal, afin de mieux cerner l’évolution de ce mode de déplacement, l’efficacité des mesures prises ainsi que les difficultés que peuvent rencontrer les cyclistes.

2 nouveautés
Deux nouveautés ont caractérisé la campagne 2005 : les comptages, effectués jusqu’alors uniquement au printemps, se sont déroulés cette année sur trois périodes différentes : juin, octobre et décembre. Cela permet, notamment, de connaître le nombre de cyclistes « permanents », qui circulent été comme hiver.
Autre innovation importante : les deux-roues motorisés (motocycles et scooters) ont cette fois également fait l’objet d’un comptage, suite à la campagne 2003 au cours de laquelle des conflits avaient été observés entre deux-roues motorisés et non motorisés.

Des vélos même en décembre
Comme on pouvait s’y attendre, l’usage du vélo décroît nettement en fonction de la saison, puisqu’à certains endroits, il diminue de moitié. C’est le cas, en particulier, sur les ponts du Rhône. Cela s’explique notamment par le trafic de loisirs ou de tourisme, qui existe surtout en été le long du quai Wilson et du Pont du Mont-Blanc. Cependant, le nombre de cyclistes reste relativement important, même pendant le mois de décembre.

14’000 vélos par jours
De manière globale, les ponts situés sur le Rhône et l’Arve connaissent, en 2005, une forte progression du vélo. L’ensemble des ponts du Rhône atteignent plus de 14’000 cyclistes en moyenne journalière (notamment 4’400 cyclistes par jour sur le Pont de l’Ile et 3’000 sur le Pont du Mont-Blanc), et les ponts de l’Arve près de 10’000 cycles (notamment 2’440 sur le Pont des Acacias et 2’320 sur le Pont de Carouge.)Les autres augmentations substantielles sont celles qui caractérisent la rive droite. La rive gauche, par contre, connaît une stagnation.

Moins de vélos sur le Quai Gustave-Ador
Le Quai Gustave-Ador, quant à lui, rencontre une forte diminution, puisqu’y roulent chaque jour 1’600 cyclistes de moins qu’en 2003. Cette importante baisse amène à s’interroger sur les conflits entre vélos et deux-roues motorisés sur les aménagements cyclables le long du quai, où la circulation des scooters et des motocycles est pourtant interdite.

26’000 deux-roues motorisés par jour en juin
Le trafic des deux-roues motorisés est nettement plus important en nombre que le trafic des vélos, en particulier pour les trajets en provenance d’autres communes que la Ville. Ce sont, par exemple, 26’000 deux-roues motorisés qui franchissent chaque jour le Rhône au mois de juin. Compte tenu des évolutions de la circulation attendues et des tendances de localisation de l’habitat, il y a lieu de s’attendre à une augmentation des conflits vélos – deux-roues motorisés sur les espaces réservés aux vélos (bandes cyclables ou cases avancées aux feux).

Potentiel de crissance cycliste maximal dans la 1ère couronne urbaine
Bien que le potentiel de croissance cycliste demeure encore important au centre – un nombre élevé de trajets courts se font encore en voiture – désormais, le plus fort potentiel cycliste concerne les communes de la première couronne urbaine (Chêne-Bourg, Carouge, Lancy, Onex, Vernier, Grand-Saconnex, etc.) dès lors que l’on souhaite développer la mobilité douce pour les déplacements pendulaires. Par rapport au centre-ville, ces communes se situent dans un périmètre encore largement atteignable à vélo.

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D’après le comptage, le trafic vélo a augmentaté de plus de 30% en deux ans sur les ponts du Rhône et de l’Arve!