Le 29 avril 2009 aura lieu la cinquième édition de la journée internationale contre le bruit. Cette manifestation, organisée en Suisse sous l’égide de l’Office fédéral de l’environnement, est l’occasion de prendre conscience des méfaits des nuisances sonores qui touchent une grande partie de la population, notamment dans les zones urbaines. En effet, un sondage réalisé à Genève révèle que 4 habitants sur 10 ont souffert du bruit en 2008. Pourtant, chacun peut agir pour réduire ces atteintes en appliquant des gestes du quotidien ou simplement en prenant conscience de ses propres impacts.

Pour la cinquième année consécutive, la Suisse consacre une journée à une nuisance souvent sous-estimée : le bruit. Omniprésent mais invisible, ce dernier fait partie de notre quotidien au point de ne plus toujours être remarqué. Pourtant, même sans que l’on en prenne conscience, le bruit est un facteur de stress qui peut non seulement réduire notre qualité de vie mais aussi engendrer des atteintes à la santé.

Un mal répandu
Un canton aussi densément peuplé que Genève n’échappe pas à ce phénomène. Ainsi, un sondage réalisé au cours de l’hiver dernier pour le compte de l’Etat de Genève auprès de 502 Genevois révèle que plus de quatre habitants sur dix ont rencontré des problèmes de bruit, notamment en ville de Genève et dans l’agglomération. La circulation, qui a longtemps été la première cause de plainte, est devancée par le bruit de voisinage, qui est cité par plus d’un tiers des personnes souffrant du bruit et semble directement lié à l’importance de l’habitat collectif dans notre canton. Les chantiers et les établissements publics (cafés, terrasses, discothèques) sont les autres sources principales qui sont mentionnées.

Des gestes simples pour éviter le bruit
Cette année, la journée contre le bruit organisée sous l’égide l’Office fédéral de l’environnement a pour thème « éviter le bruit ». En effet, de nombreuses nuisances sonores – notamment le bruit de voisinage ou provenant des établissements publics – ne sont pas inéluctables. Elles dépendent de nos comportements et pourraient donc largement être évitées. Une majorité des Genevois sont d’ailleurs conscients que des gestes peuvent être mis en œuvre pour réduire le bruit. Il est en effet aisé de réduire le volume des appareils audio-visuels à un niveau raisonnable ou de restreindre le bruit pendant la période nocturne, ces deux réponses étant les plus citées par les personnes interrogées. Cependant, un tiers d’entre elles reconnaît ne rien faire pour réduire le bruit. Par ailleurs certains gestes, notamment liés au bruit de la circulation ou des établissements nocturnes, semblent encore méconnus. Pourtant, pour parvenir à des résultats durables en matière de bruit, il est nécessaire de prendre conscience et d’appliquer quelques principes simples (voir encadré) : il en va de notre qualité de vie à tous !

Par ailleurs, chacun peut veiller à sa propre santé en adoptant des attitudes adéquates dans son exposition quotidienne au bruit : baisser le son de sa télé, se réserver des moments calmes sans source sonore telle que baladeur, choisir des établissements publics où le niveau sonore de la musique laisse une place à la discussion et privilégier des activités de loisirs dans une ambiance sonore agréable.

img12656.jpg

Quatre Genevois sur dix souffrent du bruit