Les Verts regrettent vivement l’évacuation policière de RHINO.

Voici leur communiqué. « Dans une cité internationale qui se targue de vouloir aider à résoudre les plus grands conflits de ce monde, il est incroyable que le Conseil d’Etat et le Procureur général en viennent à utiliser la force publique et répressive pour résoudre des questions de logement, de culture et de vie associative.

Un comble a été atteint lorsqu’un ouvrier dans une cage grillagée sous haute protection policière a abattu la corne de RHINO. On se serait cru à Bagdad en train de regarder s’effondrer la statue de Saddam!

Les Verts réaffirment qu’aucune évacuation ne doit être entreprises avant la fin des procédures juridiques pendantes devant les Tribunaux. Nous ne pouvons donc que nous étonner que le Conseil d’Etat invoque l’article 42A de la LDTR. Si cette pratique devait se généraliser, de nombreux propriétaires d’immeubles, tant publics que privés, auraient à s’inquiéter. Imaginer que la question des squats pourra être résolue par la seule force publique, au prix d’acrobaties juridiques indignes d’un Etat de droit, participe d’une vision très étriquée de la Politique.

Toutefois face à une telle évacuation, légitime ou non, il est primordial que celle-ci se déroule en l’absence de violences -ce dont les informations à notre disposition aujourd’hui nous laissent douter- et que les affaires personnelles des habitants soient évacuées avec le plus grand respect. Les Verts seront particulièrement attentifs à ce que tout abus dans ce domaine soit clairement condamné et poursuivi.

Il est utile de rappeler que le combat «squat» a été central dans la dénonciation de la spéculation immobilière et la promotion d’autres modes d’habitat et d’expressions culturelles et il appartient à un gouvernement responsable d’utiliser la proportionnalité. Dans le cas de RHINO, institution emblématique du mouvement «squat», le gouvernement n’a pas voulu prendre la mesure des choses. Les Verts relèvent tout de même que les squatters de RHINO, en plaçant leur combat sur un plan juridique ont été vaincu par les armes mêmes qu’ils ont cru bon d’utiliser.

Pour l’avenir, les Verts s’engagent à défendre des espaces alternatifs, tant au niveau des logements que des espaces culturelles, qui répondent à des attentes légitimes et qui favorisent l’éclosion de talents qui pourront porter loin l’image d’une Genève ouverte, créative et solidaire ».

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Les Verts prônent une action douce