Du début des grandes chaleurs jusqu’au 15 juillet 2006, l’Office fédéral de la statistique (OFS) n’a pas observé de mortalité supérieure à la normale. Jusqu’à cette date, le nombre de décès enregistrés a même été inférieur à celui observé durant la même période au cours des dix dernières années. Pendant la deuxième quinzaine de juillet, la mortalité pourrait être supérieure à la moyenne certains jours, mais cette hausse devrait être compensée par une mortalité nettement inférieure à d’autres dates.

Une mortalité faible dans l’ensemble au premier semestre 2006
De janvier à juin 2006, il est décédé en Suisse 1000 personnes ou 1,7% de moins que le nombre auquel on aurait pu s’attendre compte tenu de la tendance observée ces dix dernières années. Ce recul de la mortalité s’explique par le fait que, cet hiver, la grippe a fait très peu de victimes. Le temps relativement froid et l’absence de périodes de froid extrême ont aussi pu jouer un rôle.

Bilan contrasté en juillet
Un jour de juillet, il meurt en Suisse en moyenne 70 personnes de moins de 80 ans et 80 de 80 ans et plus. Les chiffres enregistrés durant les deux premières semaines de juillet 2006 correspondent à cette moyenne. Pour la deuxième quinzaine, les données n’ont pas encore été toutes communiquées. Les premières estimations montrent que le nombre de décès sera nettement supérieur certains jours. Pour les journées des 17 et 18 juillet, on s’attend ainsi au total à une cinquantaine de décès supplémentaires de personnes âgées. Les températures extrêmes sont probablement à l’origine de cette hausse de la mortalité ; il se pourrait aussi que les valeurs élevées d’ozone jouent un rôle.

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le nombre de décès enregistrés a même été inférieur à celui observé durant la même période au cours des dix dernières années