Mauvaise nouvelle pour l’écrivain genevois Georges Haldas, qui vient de fêter ses 90 ans. En effet, la librairie à laquelle il a prêté son nom ferme ses portes. Située sur le rondeau de Plainpalais, elle a longtemps été une adresse de shopping incontournable pour les étudiants d’Uni Bastions, qui ont leurs cours tout près de là. «J’ai transféré le fonds de cette librairie au Rameau d’or, qui est désormais notre priorité, dit Vladimir Dimitrijevic, patron des Editions L’Age d’Homme, qui a eu la charge des deux librairies pendant plusieurs années. Il n’est plus possible de gérer deux lieux qui vendent, à moins d’un kilomètre de distance, des produits similaires», conclut-il.

Au Rameau d’or, sur le boulevard Georges-Favon, les choses ne vont d’ailleurs pas pour le mieux. En pleine rentrée littéraire, l’établissement n’a encore passé aucune commande à ses fournisseurs, même si le patron promet que cela va venir. Sur les étals, on trouvera à l’avenir principalement des livres édités par L’Age d’Homme, de la littérature genevoise et des livres d’occasion, selon la nouvelle politique en vigueur. Les librairies sont victimes d’un phénomène de masse: les livres sont désormais partout. De la gare aux grandes surfaces en passant par les guichets de poste. Celles qui veulent tirer leur épingle du jeu doivent se trouver des marchés de niche.

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La librairie Georges Haldas était un lieu incontournable pour les étudiants d’Uni Bastions