Le 5 février 2014 au Théâtre Forum Meyrin, Jacques Vincey revisite un conte d’Andersen, pour un résultat surprenant, plein de mystère et de fantastique.

Quand une ombre devient de chair et d’os.

C’est l’histoire d’une ombre qui s’en va. Elle en a marre d’être toujours attachée au savant. Elle veut connaître les choses de la vie. Elle s’en va donc découvrir le monde, mais quand elle revient de son voyage, le savant est fatigué. Il est usé, alors qu’elle, au contraire, est en pleine forme, elle a rencontré beaucoup de monde, elle est devenue riche, elle est pleine d’ambition. Alors l’ombre propose un marché au savant: qu’il devienne une ombre à son tour. Qu’il devienne l’ombre de son ombre.

Tout ne finit pas toujours bien dans les fables d’Andersen. Le grand conteur suédois s’est même fait une spécialité des histoires qui laissent un goût d’injustice. C’est précisément ce qui intéresse Jacques Vincey dans cette adaptation d’un conte passionnant. Incarnation de la raison et de la connaissance, mais aussi de l’amour, de la bonté, de la compréhension, le savant se trouve confronté à un être étrange. Comment l’ombre a-t-elle pu devenir un être de chair et d’os, qui parle et agit comme une personne? Le savant n’aurait-il pas dû la retenir au lieu de la laisser partir?

img20396.jpg

L’Ombre, un conte d’Andersen