Lundi 4 décembre 2006, le WWF a déposé une dénonciation pénale contre le conseiller d’Etat Jean-René Fournier qui a donné l’ordre d’abattre le loup du Chablais. Ce sera aux autorités judiciaires d’évaluer et de déterminer la responsabilité d’autres personnes concernées par cette action. L’organisation a également déposé une plainte contre le Conseil d’Etat, en particulier Jean-René Fournier, qui a ignoré les messages du Tribunal cantonal l’informant, à deux reprises, que la décision de tir bénéficiait de l’effet suspensif. Cette plainte sera examinée par l’autorité de surveillance, le Grand Conseil valaisan.

Illégalité?
«Nous avons décidé de poursuivre notre action au niveau juridique d’une part, mais aussi au niveau politique, car nous avons observé des disfonctionnements dans les institutions valaisannes: raison pour laquelle il est important que le Grand Conseil soit saisi du dossier. Nous jugeons qu’il est extrêmement grave qu’un conseiller d’Etat ne respecte pas une décision judiciaire, explique Walter Vetterli, responsable «Alpes» au WWF Suisse. Les autorités valaisannes ont abattu illégalement un animal strictement protégé.» Dans de telles conditions, le WWF ne peut ni effectuer son travail, ni jouer son rôle dans ce canton.

Rappel des faits
Pour rappel, le 20 novembre, le WWF avait déposé une plainte administrative contre Jean-René Fournier, chef du Département des institutions du canton du Valais, en l’accusant de ne pas respecter la décision du Tribunal cantonal selon laquelle la décision de tir bénéficiait de l’effet suspensif. Or, le lendemain, un garde-chasse avait abattu un loup dans la région d’Arcojeux. Depuis, la plainte du WWF a été écartée par les collègues de Jean-René Fournier, ce qui a motivé l’organisation à poursuivre les procédures. Le but recherché est prioritairement de prévenir le renouvellement d’un tel tir illégal.

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L’organisation internationale agit juridiquement contre le conseiller d’Etat