Depuis la Préhistoire, l’ours a connu les plus grands honneurs (roi des animaux, divinité dans différentes cultures) avant de subir les affres du Moyen Age. Affublé des pires défauts et péchés, chassé à tel point qu’il est depuis longtemps en voie de disparition, il connaît son ultime revanche au XXe siècle. Le voilà en peluche dans toutes les chambres d’enfants. L’exposition du Musée de Carouge décrypte une symbolique mystérieuse entre religion et profane à partir des sept péchés capitaux. L’ours y est souvent le héros malheureux, dans le rôle de son cousin l’homme à qui finalement il ressemble tant.

De «l’enfer au paradis», cette section cerne l’évolution de l’image de l’ours dans l’imaginaire collectif: de l’art inuit aux armoiries de Berne, Madrid, Berlin ou Varsovie, de la mythologie à la vie des saints. La force de l’ours vaincue par l’homme et non seulement par les armes, mais aussi par la philosophie et la vertu!

La «chambre de l’ours» emmène le visiteur petit ou grand dans le monde de l’enfance, des jouets et des peluches, des doudous et des dessins animés, des bandes dessinées, des hochets et autres gadgets. L’ours est devenu le sage compagnon de nos enfants, le héros de notre enfance, un pédagogue par procuration.

Les artistes n’ont cessé d’utiliser, de récupérer son image, de la sculpture à la peinture, de la photographie à la publicité. Exemple emblématique: la sculpture sur bois de Brienz (BE) qui a fait de l’ours une signature. L’ours entre au musée.

Et pour conclure cette balade dans le monde des ours, le cabinet du collectionneur. Le Teddy Bear est devenu un classique avec ses musées, ses marchés, ses ventes aux enchères. L’ours en peluche acquiert le statut d’objet de collection avec ses règles et ses coutumes. L’ours est un objet précieux!

Exposition ouverte du 21 avril au 6 septembre 2009
tous les jours de 14h à 18h sauf le lundi
Entrée gratuite

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Exposition ouverte du 21 avril au 6 septembre 2009