La rentrée des classes devient de plus en plus celle de tous, plus marquante encore que celle du début de l’année. Logique. La trêve estivale est longue, dépaysante. Le ralentissement est général.

On se remet plus ou moins au travail et l’on redescend sur terre. Ce redémarrage apporte toujours son cortège de nouveautés et de surprises en tous genres. On découvre les programmes de la saison culturelle, les livres sortis pendant l’été, les dernières revendications sociales, les objectifs des politiciens requinqués par leur bronzette, etc., etc.

Mais cette année on fait vraiment très fort! En un été, le monde a changé. Ce qu’on a occidentalement appelé «le printemps arabe», oubliant que dans ces régions ce n’est pas une saison annonciatrice du meilleur climat, a débouché sur un été sanguinaire, provoquant la mort de milliers de victimes, y compris des enfants. Si la disparition de quelques monstrueux dictateurs est réjouissante, faut-il attendre de voir par qui, après les révolutions, ils seront remplacés.

Ces conflits génèrent des vagues d’immigrés. Entrant en Europe par le sud du continent, on aggrave dans ces «pays d’accueil», pouvant difficilement faire face, les tensions avec les populations indigènes.

Ici les choses sont évidemment moins graves mais tout de même préoccupantes. De par la non application de nos lois, de nombreux roms, misérablement rackettés par leurs chefs, sont toujours là, bien ancrés, pour y mendier illégalement avec femmes et enfants.

L’été a mis en exergue des agressions spectaculaires contribuant à façonner une image internationale d’une ville peu sûre. Une perception d’insécurité domine, renforcée par la banalisation des incivilités variées mais pratiquées sans distinction d’origine. L’image de Genève en prend un coup.

Les dealers, peu fatigués, ne sont pas partis en vacances et s’en donnent à cœur joie en occupant en toute impunité les quartiers qu’ils ont investis, servant la clientèle locale, sans laquelle ils ne feraient pas d’affaires!

La population résidente en a ras le bol. Les prisons sont trop petites, même si la justice ne leur envoie pas tous ceux qui devraient y être! La police fait ce qu’elle peut avec les moyens dont elle dispose.

Dans un tout autre domaine, la rentrée se fait sur fond d’écroulement des marchés financiers et ne croyons pas que cela ne touche que les nantis. Les dettes souveraines menacent l’euro et l’Europe, mais aussi la Suisse. Moins endettée que d’autres, l’exemplarité helvétique se retourne contre elle. Quelle injustice. Monnaie de refuge, le franc rend la Suisse trop chère. Les conséquences peuvent être économiquement et socialement très dommageables.

Seule consolation, les Suisses, à l’étranger, sont plus riches. En y dépensant plus, ils amplifient toutefois leurs problèmes nationaux.

Au fait, que disions-nous…
Ah oui: bonne rentrée!