Le MEG met en scène cent vingt pièces exceptionnelles de sa collection afin d’initier les visiteurs aux «techniques d’enchantement» de la sculpture et des masques africains.

Ces objets, au moment de leur création, avaient pour finalité d’agir sur le monde et sur les personnes, lorsqu’ils intervenaient dans des rituels initiatiques, religieux, thérapeutiques ou d’antisorcellerie.
Cette exposition est conçue comme une initiation à l’art africain sur un fond allégorique, celui du mythe de Persée et de Medusa. Les masques ramenés au Musée après leur récolte ont conservé étrangement le pouvoir de méduser ceux qui les regardent, comme la tête de la Gorgone Medusa une fois tranchée par Persée pétrifiait ceux qui croisaient son regard.

Invitation à regarder une sélection de masques et de sculptures sous une multiplicité d’angles, du détail à l’ensemble, de la matière à la fonction sociale, cette mise en scène est aussi une invitation à réfléchir sur la place que nous réservons à ces oeuvres dans nos collections et l’utilisation que nous en faisons dans nos musées. Comment le masque figurant l’altérité radicale demeure souvent un bouclier individuel ou collectif et de quelle manière la «technologie de l’enchantement» est précisément ce qui permet aux sociétés de vivre «sous l’égide de l’art», sont des questions qui sont posées. La sculpture a été retenue parce qu’elle fascine sans doute davantage le public que d’autres aspects de la culture matérielle. C’est à cela qu’aspire cette exposition avant tout: faire découvrir au public la fascination exercée par ces oeuvres tant dans leur contexte d’origine qu’aujourd’hui, face aux visiteurs dans l’institution muséale.

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Exposition jusqu’au 31 janvier 2010.