Quel est le degré de mobilité de la population et combien de camions traversent les Alpes ? Pourquoi nous déplaçons-nous ? Combien d’accidents sont imputables au trafic routier ? Voici quelques-unes des questions auxquelles répond la nouvelle publication de l’Office fédéral de la statistique (OFS) sur la mobilité et les transports en Suisse.

Dans notre société globalisée, des restrictions de la mobilité et des transports ne sont pas sans conséquence. C’est ce qu’ont montré l’éruption volcanique en Islande et les limitations du trafic aérien européen qui en ont résulté. Nous dépendons tous de la mobilité et des transports – une raison de plus de s’y intéresser du point de vue statistique.

Dans quelle mesure la population suisse est-elle mobile ?
La mobilité s’est modifiée au cours des 150 dernières années. Les nouvelles technologies nous permettent de parcourir les mêmes distances en nettement moins de temps qu’avant. Si le nombre de déplacements quotidiens a peu changé, les distances parcourues, elles, ont augmenté. Il en résulte que les prestations totales du transport de personnes en Suisse ont plus que doublé entre 1970 et 2008. L’évolution est encore plus marquée dans le transport de marchandises. En l’espace de 30 ans, les prestations de transport ont triplé sous l’effet de l’internationalisation du travail. En Suisse, 5,4 millions de véhicules à moteur étaient immatriculés en 2009, dont 4 millions de voitures de tourisme. On y recensait environ 71’000 km de routes et 5100 km de rails. Les aéroports internationaux, la navigation intérieure, ainsi que les trains à crémaillère et les téléphériques viennent compléter l’offre de transport.

Les avantages et les inconvénients de la mobilité
Les transports jouent un rôle déterminant dans l’activité économique et la mobilité des personnes est un indice important de la qualité de vie. Tandis que le transport de marchandises, qui forme la base de l’échange de biens, est un des principaux piliers de l’économie, le transport de personnes sert à la mobilité professionnelle, ainsi qu’à l’exercice d’activités touristiques et de loisirs. Cependant les transports présentent aussi des désavantages. Ils constituent une des principales sources de morcellement des espaces de vie, de la pollution de l’air et des nuisances sonores. Le secteur des transports est à l’origine d’environ un tiers de la consommation totale d’énergie et de 37% des émissions de CO2. En 2008, on dénombrait sur les routes suisses 20’736 accidents ayant causé des dommages corporels. Les coûts totaux du trafic routier se montaient à 70,5 milliards de francs en 2005, ceux du trafic ferroviaire à 11,4 milliards de francs.

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Nous dépendons tous de la mobilité et des transports.