Reconnaissons-le, le prochain anniversaire de la naissance de Jésus occupe une place bien congrue dans les préparatifs de ce que l’on appelle «les fêtes». La fébrilité est à peu près générale. Elle se rattache simplement à ces fêtes que le calendrier nous rappelle chaque an et dont le contenu a suivi les mouvements de la société.

Les décorations lumineuses embellissent les villes dès fin novembre. Genève n’est pas Lyon avec son exceptionnelle fête des lumières, mais son festival d’arbres lumineux n’est pas mal du tout. On regarde, on rêve. Les vitrines sont magnifiquement décorées. On pense cadeaux, par sentiment ou obligation. Le commerce vrombit.
La pause, avec ses ponts entre jours fériés, s’organise. Les entreprises comptent, leurs employés aussi, mais différemment. C’est une trêve qui peut être agréable. Pas partout, ni pour tous, mais pour ceux qui la vive bien, merci petit Jésus d’en être l’initiateur. Et s’il te plait, pas de rancune pour la dénaturation de l’événement dont la spiritualité ne donne pas le vertige et si le nombre de crèches de Noël te rendant hommage a fondu comme neige au soleil. Malgré toi, tu provoques un mouvement de plaisir donnant du bonheur et n’est-ce pas ta première vocation Seigneur Jésus?
Quid du dîner du Réveillon de Noël? Autour de la table soigneusement préparée nous rassemblerons les proches que nous nous réjouissons de voir et les autres. Comme c’est Noël et que le Bon Dieu nous observe faisons ce petit effort qui nous déculpabilise. Le menu bien étudié par le Maître Queue de la famille, sera le même pour tous! Mais oui. Et finalement dans la magie de Noël les gens se rapprocheront et se réjouiront d’être réunis. Avec une garniture, simple ou sophistiquée, nos logis seront rendus plus chaleureux. Un petit signe donné par un objet de Noël change à lui seul l’environnement et l’ambiance des lieux.
Ces aspects des fêtes sont certes très païens, comme le sapin autour duquel nous nous retrouvons, mais les yeux brillants des petits enfants croyant encore au Père Noël nous émeuvent et nous donne envie de les faire durer.
A Genève, par exemple au refuge de la Coulou, ce lieu d’accueil marginal , exemplaire et symbolique ne manquera pas d’offrir à ses protégés ce qui en fera un repas de fête. Ailleurs, sous diverses formes, des gestes se multiplieront. Oui, à Noël on ne se comporte pas exactement de la même manière. Un éclair traverse notre esprit et l’on a naturellement une pensée pour ceux pour qui Noël ne sera pas la fête. Les misères sont diverses et variées.
Ceux qui pousseront la porte d’une église s’approcheront différemment et peut-être plus fortement de Dieu, mais qu’on le veuille ou non, malgré l’éloignement apparent de la spiritualité «Il» sera là et personne ne pourra complètement l’oublier, croyants ou athées. C’est à la naissance du fils de Dieu que nous devons ces délicieux moments!

Nous savons qu’aucun d’entre-nous ne changera le monde, mais tentons de penser que, durant ces jours particuliers et pour la nouvelle année, que si chacun entreprend un petit quelque chose autour de lui, le monde changera, forcément!.