Après trois ans, le WWF, la «Stiftung für Konsumentenschutz» (Fondation pour la Protection des Consommateurs), et VIER PFOTEN, l’Organisation pour la protection des animaux ont réévalué les labels alimentaires les plus répandus. Résultat: cinq labels ont été déclassés, deux autres revalorisés. A noter que les labels bio conservent leur qualité irréprochable.

Evaluation de 28 labels
Les trois organisations ont évalué 28 labels alimentaires, selon des critères plus développés que ceux de l’évaluation d’il y a trois ans. L’écologie, le bien-être des animaux et les contrôles ont non seulement été pris en compte, mais également les aspects sociaux tels que le droit du travail et la protection de la santé. Enfin, la transformation et plus particulièrement les additifs du groupe E ont été analysés. Il en résulte un guide bien pratique répartissant les labels en quatre catégories, de «chaudement recommandé» à «peu recommandé».

Tous les labels très recommandables sont bio. Ils ne se montrent pas seulement convaincants du point de vue écologique, mais pour tous les autres critères. Ainsi, ils ont inclu les standards sociaux minimaux dans leurs directives et garantissent des contrôles indépendants. Les labels obtenant de très bons résultats pour des critères d’évaluation individuels ou présentant une plus-value notable dans toutes les catégories d’évaluation, mais non de première qualité, ont reçu la mention «recommandé».

Des résultats partiellement étonnants
La combinaison Bio-Knospe / Max Havelaar est numéro un, suivi par les labels pour la viande Natura Beef Bio et Bio Weide-Beef. Il y a toutefois lieu de mettre en évidence non seulement les labels convaincants dans une catégorie de produits, comme la viande, mais ceux qui concernent une vaste palette de produits (légumes, fruits, produits laitiers, etc.). Dans cette catégorie, Demeter, Bio Knospe et Naturaplan Bio de Coop ont une vraie longueur d’avance.

Les labels du commerce équitable Max Havelaar et Claro ainsi que le label pour les poissons Marine Stewardship Council (MSC) sont bons dans leurs domaines principaux, mais n’obtiennent, dans l’ensemble, que la mention «recommandé». Max Havelaar et Claro mettent l’accent sur les aspects sociaux, mais présentent des lacunes au niveau de l’environnement. MSC se situe toujours en tête en ce qui concerne la protection des réserves de poissons et la réduction des prises annexes, mais il ignore toute directive relative à l’abattage et au traitement des poissons.

Les deux labels pour le poisson Swiss Prim Gourmet et M-Engagement, la garantie de viande en 7 points de Migros, ont réussi à atteindre la deuxième catégorie «recommandé».

En queue de peloton
Parmi les déclassés par contre, se trouvent le label pour la viande Agri Natura (à présent «recommandé sous réserve») et le label pour le thon Dolphin Safe («peu recommandé»). L’évolution de leurs directives a trop stagné au cours des dernières années. Outre Dolphin Safe, l’AG Viande Suisse et de Suisse Garantie se retrouvent en queue de peloton: ils ne garantissent que l’origine suisse de leur viande, œufs et produits laitiers, mais ils ne dépassent pas le minimum légal en termes de protection des animaux. Le détaillant Carrefour, qui, pour son label Filière Qualité, ne parvient pas à produire des directives dignes de ce nom, déçoit également.

Commander le guide gratuit
Les consommateurs peuvent commander gratuitement le guide «Labels alimentaires» au format pratique d’une carte de crédit auprès du WWF au 022 939 39 90 ou sous service-info@wwf.ch. Vous trouverez le rapport détaillé sous www.wwf.ch/foodlabel.

img1340.jpg

Quel label pour quelle nourriture dans quelle assiette?