Message urgent: 1er novembre-13h59. Stop. Collision entre un camion rempli de kérozène et un avion sur le tarmac de l’aéroport de Cointrin. Stop. Explosion et fumées. Mauvaise visibilité. Evacuation de l’avion. Nombreux blessés…Voilà l’Opération Buffalo de l’aéroport! Près de 300 personnes dont une bonne part de bénévoles faisaient partie de la fête. Selon l’Organisation Mondiale de l’Aviation, c’est le genre de test que tout aéroport doit effectuer une fois tous les deux ans pour s’assurer d’être opérationnel le jour J. L’AIG en organisant cette vaste opération de test sécuritaire grandeur nature avait pour ambition de tester tout son dispositif d’alerte, d’alarme et de sécurité aéroportuaire. Grand jour de test pour Cointrin.

Objectifs
Tester tout le dispositif d’alarme, la section feu du service sécurité de l’AIG notamment. Tester la coordination des hommes et des services que ce soient la police, les pompiers, les ambulanciers, le service informationnel de l’aéroport, le service sanitaire etc. Tester la transmission et la coordination des infos du lieu de l’accident, au QG de l’aéroport, ainsi qu’entre les différents services présents sur les lieux de l’accident. Tester la capacité de l’AIG à créer une cellule d’accueil pour les proches des victimes avec cellules psychologiques de soutien et le numéro unique d’appel.

Luc Amiguet
Le Directeur de l’Opération Buffalo et Chef de la Sécurité de l’AIG Luc Amiguet avait mis tout en oeuvre pour que ce test général se passe au mieux, tant du point de vue du secours des blessés que du point de vue de la gestion de l’accident. L’alarme a été déclenchée à 14 heures. Pour Luc Amiguet, il est courant de diviser le processus sécuritaire en plusieurs tranches de 30 minutes. Les premières 30 minutes qui s’écoulent juste après l’accident correspondent à une situation peu claire ou le désordre est quasi omniprésent. Les 30 minutes qui suivent correspondent au moment où l’opération de sauvetage commence à se construire avec l’amorce de l’activité coordonnée des services. Les 30 autres minutes correspondent au moment où le système sécurité mis en place doit fonctionner à plein régime. « Notre soucis permanent, ce sont les familles » s’exclame le Chef de la Sécurité.

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Secouristes en action