Ventes et rachats d’entreprises, développement de nouvelles technologies plus respectueuses de l’environnement, crise du coronavirus… L’industrie outdoor est confrontée à de nombreux bouleversements.

L’année 2019 a été mouvementée pour l’industrie outdoor en Pays de Savoie, notamment à Annecy, véritable hub reconnu mondialement. Lafuma a notamment vendu sa marque Eider au Coréen K2, alors que Salomon, qui était au sein du groupe européen Amer Sports, est passée sous le giron chinois après avoir été rachetée par Anta Sports. Autre développement notable, un effort croissant des marques pour concevoir des produits plus respectueux de l’environnement.

« Le consommateur a de plus en plus d’attentes sur l’origine et la composition des produits et leur cycle de vie », explique Benjamin Thaller, qui a pris l’été dernier la direction exécutive d’Outdoor Sports Valley (OSV), une association qui fédère les entreprises des sports de plein air, succédant à Anne Schott. Il cite Salomon, qui a conçu une chaussure de running pouvant être broyée en fin de vie pour fabriquer une chaussure de ski, ou l’entreprise Picture Organic Clothing, qui a développé une gamme de produits constitués de matières récupérées ou recyclées.

L’impact du Covid-19

L’OSV, qui représente plus de 500 marques principalement basées à Annecy, siège depuis 2019 au Conseil d’administration de l’European outdoor group, gagnant ainsi une influence au niveau du continent. « En 2020, nous allons continuer à oeuvrer pour la promotion des pratiques sportives, favoriser la création d’entreprises et soutenir leurs projets de développement durable », explique Benjamin Thaller. L’association va aussi soutenir les entreprises frappées de plein fouet par la pandémie de coronavirus, notamment en raison du confinement qui empêche la pratique, mais aussi à cause de l’annulation de nombreux événements sportifs.

« Dès le début de l’année, elles ont eu des problèmes d’approvisionnement puisque les fournisseurs, notamment en Chine, étaient en difficulté. Elles se sont ensuite retrouvées avec des problèmes de logistique et de commercialisation et maintenant, l’arrêt de l’activité va poser des problématiques de trésorerie », détaille Benjamin Thaller. Dans un premier temps, l’OSV va aiguiller les entreprises pour l’obtention de crédits et le décalage du paiement des charges fiscales et sociales. « Et nous allons rapidement mettre en place d’autres mesures de soutien ».


Par Romain Fournier


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