Tant par ses collections publiques et privées que par les recherches menées au Département des sciences de l’Antiquité de son université, Genève n’a cessé de se distinguer, depuis le XIXe siècle, dans les domaines du déchiffrage et de la traduction de textes anciens.

Du 16 au 21 août, une spécialisation très particulière de cette discipline sera à l’honneur à l’Université de Genève (UNIGE): la papyrologie, soit l’étude des textes anciens dont le support est le papyrus.

Réunissant des experts venus du monde entier, le 26e Congrès international des papyrologues aura lieu en effet à l’UNIGE, fédérant des historiens, des latinistes, des hellénistes, des archéologues, des spécialistes de l’Orient ancien et du monde arabe, des égyptologues et des historiens des religions.

Les papyrologues déchiffrent et traduisent essentiellement des textes écrits en grec ancien, en copte (langue égyptienne écrite avec une version adaptée de l’alphabet grec), en démotique égyptien (langue écrite faite de hiéroglyphes simplifiés), en latin ou, lorsqu’il s’agit de documents plus tardifs, en arabe. Ils participent ainsi à l’élargissement du catalogue des sources dont se serviront les historiens ou les spécialistes de la littérature pour leurs études centrées sur un thème, un genre, un auteur ou un pan du passé humain.

Comme la plupart des papyrus retrouvés consiste en des documents tels que des contrats, des lettres privées ou professionnelles ou des notes de comptabilité, le travail des papyrologues permet la restitution de données très concrètes ayant trait au quotidien des populations antiques.

Rappelons que la Bibliothèque de Genève présente en ce moment et jusqu’au 18 septembre prochain, une exposition intitulée Alpha, béta, gamma ou L’étude du grec ancien à Genève, exposition qui donne à saisir le rôle de Genève dans l’abord des sources helléniques antiques.

img15707.jpg

Papyrologie: étude des textes anciens dont le support est le papyrus.