Photovoltaïque : mission sauvetage de l’entreprise berjallienne Photowatt

par | 15 Avr 2021

Racheté en 2012 par la filiale du groupe public EDF, Photowatt qui emploie 215 salariés est le dernier fabricant de panneaux solaires en France, et l’un des derniers en Europe. Malgré tout, la société a continué à être confrontée à un contexte international difficile et à des perspectives incertaines. D’une part, les appels d’offre français n’ont pas permis de favoriser une production nationale qui bénéficiait de nombreux atouts, notamment une électricité décarbonée.

Dès novembre 2020, le maire Vincent Chriqui indique avoir alerté Bruno Le Maire, à Bercy. « Les parlementaires Marjolaine Meynier-Millefert, Cendra Motin et Didier Rambaud sont également mobilisés sur le « dossier ».

Bruno Le Maire a tranché en décidant de conserver les critères carbone favorables à Photowatt dans les appels d’offres. Ce qui permet de favoriser les panneaux photovoltaïques fabriqués en France. » C’est un critère de sélection des offres relatif à « l’impact environnemental ». Le développement durable, la qualité et l’innovation sont trois des engagements fondamentaux inscrits dans les gènes de Photowatt.

Une situation assez bien connue

Depuis plusieurs semaines, l’avenir de cette entreprise, largement déficitaire, est toutefois incertain. Au conseil municipal de Bourgoin-Jallieu comme au conseil communautaire de la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère, les élus ont voté à l’unanimité un « vœu de soutien » pour la première instance, et une « motion de soutien » pour le second exécutif.

« Nous n’avons pas attendu la Région pour intervenir sur Photowatt. Il me semblait normal que la ville soutienne le vœu de la Région. J’ai été directement sollicité par les salariés de l’entreprise qui, évidemment, sont inquiets de leur sort et de l’avenir de l’entreprise » précise Vincent Chriqui, maire de Bourgoin-Jallieu.

Et d’ajouter : « La situation de Photowatt est assez bien connue. C’est une entreprise qui a connu des difficultés économiques liées à la concurrence féroce de fabricants étrangers, et notamment chinois. Récemment il y a eu des discussions assez approfondies parce que EDF réfléchissait à l’avenir de sa filiale en faisant différents scénarios. Ce qui a donné lieu à des échanges nourris en novembre dernier ».

Quant aux élus de la communauté d’agglomération Porte de l’Isère (CAPI), ils demandent à l’Etat, ainsi qu’au groupe EDF dont il est l’actionnaire majoritaire, de tout mettre en œuvre pour sauvegarder l’emploi local et de maintenir l’activité de Photowatt sur le territoire de la CAPI, en tant qu’acteur essentiel de la transition énergétique.

« Alors que l’Etat prône une modification du mix énergétique national au profit des énergies renouvelables, Photowatt est aujourd’hui l’un des seuls fabricants français et européens disposant d’un tel niveau d’expertise et de savoir-faire » souligne Jean Papadopulo, président de la CAPI.


Par Carole Muet

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