Le Musée Ariana inaugure un nouveau type d’expositions temporaires! Il dévoile tous ses fonds propres. Alors que les salles permanentes présentent une sélection d’objets retenus pour leur caractère exemplaire d’un point de vue technique, artistique ou didactique (soit environ 20 % de l’ensemble des collections), il s’agit ici de montrer la quasi-totalité d’un fonds: les chefs-d’œuvre, mais également les produits plus courants, et même les faux!

L’Ariana sort de ses réserves. MUSÉE ARIANA, GENÈVE | DU 16 NOVEMBRE 2006 AU 12 MARS 2007

Pas qu’une expo
La présente exposition ne se contente pas de retracer l’histoire de la faïence italienne des majoliques «archaïques» du haut Moyen Âge jusqu’aux pastiches historicistes du XIXe siècle, elle veut aussi révéler la réalité quotidienne d’une collection muséale. De nos jours, cette dernière doit être considérée comme un chantier permanent où s’affairent les différents métiers réunis dans notre institution: recherche scientifique dans le domaine de l’histoire de l’art, restauration et analyses de laboratoire, documentation.

Expo finalisée par des experts
Dans le cadre de ce projet, la collection italienne a été soumise à l’examen de plusieurs spécialistes qui tous font autorité dans leur domaine. Cette démarche a permis de préciser certaines attributions et datations, voire de débusquer de nouveaux spécimens douteux ou carrément falsifiés. La connaissance scientifique dans notre domaine est en constante évolution. L’exposition présente donc un état de la question et non pas un bilan définitif.

Près de 630 objets
À ce jour, l’ensemble des faïences italiennes de l’Ariana comprend quelque six cent trente objets conçus entre le XIVe et le XIXe siècle. L’importance quantitative de ce fonds n’a rien d’étonnant quand on sait le rôle éminent joué par les potiers italiens dans l’assimilation de cette technologie céramique venue du Proche-Orient. Leur apport majeur sera le développement spectaculaire de ce procédé pour l’adapter à l’esthétique raffinée de la Renaissance, comme en témoignent les fameuses «majoliques» des XVe et XVIe siècles. Les Italiens ne furent pas les premiers Occidentaux à adopter la technique de la faïence, mais les perfectionnements qu’ils lui apportèrent permettront l’émergence d’une nouvelle culture céramique en Europe.

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Le XVIIIe siècle constitue le centre de gravité de la collection