La maladie de la langue bleue, inoffensive pour l’être humain, affecte actuellement les ruminants du Nord de l’Europe. La Suisse n’est pas encore touchée. Toutefois, pour lutter contre la progression de l’épizootie, l’ensemble du territoire suisse est défini « zone de surveillance » par la Confédération à partir du 10 octobre 2007. Le canton de Genève applique également cette mesure qui devrait permettre un meilleur suivi sanitaire des animaux sans pour autant entraîner de complications majeures pour les éleveurs locaux.

L’Office vétérinaire fédéral a déclaré le 10 octobre 2007 l’ensemble du territoire suisse « zone de surveillance » afin de prévenir la progression de la maladie de la langue bleue. En effet, cette épizootie – inoffensive pour l’être humain mais qui peut entraîner des pertes économiques considérables dans les exploitations détenant des ruminants – a été récemment identifiée au Nord de la Suisse et cette proximité justifie qu’une vigilance particulière soit instaurée sur tout le territoire helvétique.

En application de cette mesure, l’Office vétérinaire cantonal (OVC) a également déclaré l’ensemble du canton de Genève « zone de surveillance » à partir du 12 octobre et jusqu’à nouvel avis. Cette mesure implique l’établissement d’un contrôle sanitaire renforcé des ruminants et certaines limitations des mouvements des animaux. En effet, si les transports ne sont pas restreints à l’intérieur de la zone de surveillance (qui couvre tout le territoire helvétique), les sorties du pays de bovins, caprins ou ovins ainsi que de cellules ou embryons issus de ces animaux se font sur autorisation du vétérinaire cantonal après vérification de conditions établies par la police des épizooties.

En pratique ces dispositions ne devraient guère entraver le travail des éleveurs genevois puisque l’essentiel de leurs échanges se font avec le reste de la Suisse et pourront donc se poursuivre librement. Les exportations – notamment vers la France – nécessiteront un contrôle vétérinaire officiel préalable afin d’obtenir l’autorisation requise.

L’information constitue également un élément important du dispositif de lutte contre cette épizootie qui connait une progression rapide en Europe. Dans cet esprit, un courrier a été envoyé par l’OVC à chacun des 140 détenteurs du canton afin de les sensibiliser à l’arrivée possible de la maladie et les encourager à signaler sans délais tout cas suspect. Ces mesures devraient contribuer à assurer la meilleure protection possible du cheptel genevois de ruminants qui compte plus de 5200 têtes. Enfin, il faut souligner que l’agent pathogène de la maladie de la langue bleue ne présente pas de danger pour l’être humain. Par conséquent aucune recommandation particulière ne s’applique à la population

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Genève applique le dispositif de lutte contre la maladie de la langue bleue.