Cette année, le Prix Nobel récompense deux actions-clé en faveur de la paix : le développement économique (lutte contre la pauvreté) et la confiance dans les relations humaines (comme base du microcrédit). Le Prix a ainsi été remis à Muhammad Yunus et à la banque Grameen, qu’il a lui-même fondée en 1976, pour leurs efforts de promotion du développement économique grâce au microcrédit. L’idée s’en est depuis répandue de par le monde et bénéficie à des millions de pauvres.

Il y a un lien évident entre la paix et le développement. La pauvreté, lorsqu’elle est répandue, met à rude épreuve la capacité d’un Etat à maintenir l’ordre, tandis qu’une forte inégalité affaiblit la cohésion sociale. Des initiatives telles que le microcrédit permettent aux régions rurales de se développer, atténuant ainsi fortement les dommages collatéraux d’une industrialisation rapide.

Mais il y a également une autre leçon à tirer du microcrédit. Le système ne fonctionne que s’il y a confiance et interactions sociales pour assurer le remboursement. Ce sont ces aspects fondamentaux de la nature humaine qui sont à la base, non seulement du développement économique mais également de la paix.

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Muhammad Yunus